Polynésie: saisie de plus de 21 kilos de méthamphétamine

Un peu plus de 21 kilos de méthamphétamine, pour une valeur à la revente estimée à 17 millions d'euros, ont été saisis en Polynésie, a annoncé lundi à Papeete le procureur de la République en Polynésie devant la presse. 
En outre, les gendarmes ont saisi samedi et dimanche dernier 18,8 millions de francs Pacifique (157.500 euros) et 6.585 dollars. Lors d'un contrôle routier, le 20 août, les gendarmes avaient arrêté un homme en possession de drogue. L'enquête les avait conduit à la mise en examen de cinq personnes. Les investigations ont débouché, ce week-end, sur l'arrestation de trois autres personnes chez qui la méthamphétamine a été découverte.


La valeur marchande saisie représente une somme de 21,1 millions de dollars 

"Le gramme d'ice (nom populaire de la méthamphétamine, ndlr) s'achète aux Etats-Unis entre 10 et 30 dollars le gramme et il est revendu en Polynésie française environ 1.000 dollars, soit 100.000 francs Pacifique. La valeur marchande saisie représente une somme de 21,1 millions de dollars soit plus de 2 milliards de francs Pacifique (environ 17 millions d'euros)", a déclaré le procureur de la République Hervé Leroy lors d'un point presse.

L'un des mis en cause a été déféré lundi soir devant un juge d'instruction en vue de sa mise en examen. Les deux autres trafiquants présumés devraient être présentés mardi ou mercredi. La méthamphétamine vendue à Tahiti provient essentiellement de Californie et "une demande d'entraide pénale internationale sera adressée aux autorités judiciaires des USA", a-t-il ajouté.

27 kg saisis depuis le début de l'année 

Depuis le début de l'année, 27 kilos de cette drogue de synthèse ont été saisis en Polynésie. 45 personnes ont été écrouées au cours de ces différentes affaires. Dimanche, sur la chaîne locale TNTV, le haut-commissaire de la République René Bidal avait fait de la lutte contre les réseaux une priorité: "Les orientations que nous avons données avec le procureur de la République, c'est de faire un effort sur le trafic : l'ice est un stupéfiant qui n'est pas fabriqué sur place, c'est un stupéfiant importé", avait déclaré le représentant de l'Etat en Polynésie française.