Qu’est-ce qui va changer le 1er janvier 2020 ?

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Transports, logement, travail, impôts, santé… de nombreuses institutions changent légèrement leurs règles à la nouvelle année.
 

Impôts, emplois, cotisations

Comme l’avait promis Emmanuel Macron aux gilets jaunes, l’impôt sur le revenu sera diminué. Les foyers de la première tranche gagneront ainsi 350 euros en moyenne, et ceux de la deuxième tranche 180 euros. Par ailleurs, 80% des foyers seront exonérés de la taxe d’habitation, pour une suppression totale étalée sur 3 ans pour les 20% de foyers restants.
 
Une nouvelle année qui verra aussi le SMIC augmenter de 15 euros, pour atteindre 1 219 euros nets dans l’hexagone pour ses 2,3 millions de bénéficiaires. Il y aura aussi des changements au niveau des centres de formation d’apprentis. Ils ne seront plus financés par les régions, mais par les branches professionnelles.

Les auto-entrepreneurs verront leur allègement de cotisations alignés sur ceux des autres entrepreneurs. Au lieu de trois ans dégressifs, ils auront un rabais de 50% la première année.
 

Le coton-tige, c'est fini

Côté consommation, il sera impossible d’acheter des coton-tiges en plastique à la nouvelle année. La même chose s’appliquera aux gobelets, assiettes, couverts (sauf ceux utilisés dans les transports et prisons, pour qui l’interdiction entrera en vigueur le 3 juillet 2021), pots à glace, saladiers, boîtes, pailles et plateaux repas en plastique. Le prix de certains paquets de cigarettes augmentera selon les marques.

Le dispositif du "permis à 1 euro par jour" sera accessible seulement aux associations et écoles de conduite détentrices du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite".
 


L'homéopathie moins remboursée

La décision prise en juillet entrera en vigueur : les petits granules d’homéopathie ne seront plus remboursés qu’à 15% au lieu de 30%, puis plus du tout en 2021. Emmanuel Macron l’avait promis lorsqu’il était candidat à la présidentielle, les lunettes et prothèses dentaires et auditives seront désormais entièrement remboursées. Cela s’appliquera aux contrats valides à partir du 1er janvier 2020 pour les lunettes et prothèses dentaires, et 2021 pour les prothèses auditives. Aussi, les pharmaciens pourront délivrer un médicament générique du même groupe que la spécialité prescrite par le médecin, sauf en cas de mention contraire sur l’ordonnance.
 

Justice et institutions

Les tribunaux d’instance et de grande instance (TGI) vont fusionner, comme le prévoit la réforme de la justice promulguée en mars. Les tribunaux de grande instance deviendront des « tribunaux judiciaires ». Cette réforme suscite beaucoup d’inquiétude chez les avocats et magistrats, notamment au niveau de l’accès à la justice pour les petites juridictions. Lorsqu’un tribunal d’instance est dans la même commune qu’un TGI, ils fusionnent et deviennent le tribunal judiciaire. Mais lorsque le tribunal d’instance est dans une autre commune, il devient un tribunal de proximité, chambre détachée du tribunal judiciaire. Par exemple en Guyane, le tribunal d’instance de Kourou deviendra un tribunal de proximité, rattaché au tribunal judiciaire situé à Cayenne. Pour l’instant, cette réforme n’a pas vocation a supprimer les juridictions, mais elles pourraient être vidées de leur substance au bout d’un certain temps.

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), jusqu’ici une mission interministérielle, sera rattachée au ministère de l’Intérieur dès le 1er janvier. La mission sera également fusionnée avec le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG CIPDR). Matignon justifie cette fusion par leur point commun sur "la lutte contre les nouvelles formes de radicalité et certains phénomènes d’emprise et d’enfermement". Ces transformations suscitent beaucoup d’inquiétude pour les acteurs du secteur. Ils craignent notamment que la radicalisation ne devienne le prisme unique d’observation de la lutte contre les dérives sectaires. Pour Marie Drilhon, présidente de l’Association de défense des familles et de l’individu victimes de sectes  "c’est un mauvais signe" car "le phénomène sectaire touche tous les domaines de la société et des acteurs très différents", qui n’ont rien à voir avec ceux de la radicalisation.

Enfin, les nouvelles recrues de la SNCF ne bénéficieront plus du statut de cheminot à partir de cette année.
 
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