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Rapport du GIEC sur l’Océan : quelles conséquences pour les Outre-mer ? [SYNTHESE]

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Lifou en Nouvelle-Calédonie
Lifou en Nouvelle-Calédonie ©Marc Vérin / Photononstop
Le rapport des experts climat de l’ONU (GIEC) a été rendu public ce mercredi 15 septembre à Monaco. Les conclusions sont alarmantes : montée du niveau des mers, disparition des coraux et augmentation des phénomènes extrêmes.
 
Après le réquisitoire implacable de la jeune Greta Thunberg au sommet spécial Climat à l’ONU, voici le rapport du GIEC (Groupe d’experts international sur le Climat) adopté par 195 Etats membres. C’est le quatrième opus scientifique de l'ONU en un an à tirer la sonnette d'alarme sur les impacts du dérèglement climatique. Il a été présenté ce mercredi matin à Monaco. 

►Outre-mer

  • Certaines conséquences du changement climatique sont irréversibles et l’humanité doit s’y préparer, préviennent les scientifiques du GIEC.
  • Ces conséquences se font déjà sentir Outre-mer où l’intensité des cyclones et la montée des eaux perturbent gravement la vie des hommes de Saint-Martin à la Nouvelle-Calédonie en passant par Mayotte. Voici en ce qu’il faut retenir de ce dernier rapport du GIEC pour les Outre-mer.  


►Des mers en surchauffe

  • Les mers de la planète bleue sont devenues plus chaudes. Les océans ont absorbé un quart des gaz à effet de serre émis par l'Homme et plus de 90% de la chaleur issue du changement climatique.
  • La concentration d'oxygène dans les milieux marins a baissé de 2% en 60 ans, et devrait perdre 3 ou 4% supplémentaires si on ne réduit pas les émissions de CO2.
  • Le réchauffement de l'eau et la pollution côtière sont déjà responsables de l'expansion des "zones mortes", où le trop faible taux d'oxygène empêche la vie marine.

►Des récifs coralliens en péril

  • La fréquence, l'intensité et l'étendue des vagues de chaleur marines, comme celles qui ont dévasté la Grande barrière de corail, ont augmenté.
  • Les récifs coralliens, dont 500 millions de personnes dépendent pour se nourrir et protéger les côtes, subiront des pertes importantes, voire des extinctions localement.
  • Même avec un réchauffement limité à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, les récifs coralliens qui servent de nurserie à de nombreuses espèces de poissons sont menacés. Or selon les tendances actuelles, on se dirige plutôt vers une augmentation à +3°C ou + 4°C d’ici à la fin du siècle.

►Montée du niveau des mers inéluctable

  • Comparé avec la période 1980-2000, le niveau des océans devrait augmenter de 43 centimètres environ d'ici à 2100 dans un monde à +2°C, mais de 84 cm dans un monde à +3°C ou + 4°C, réchauffement vers lequel nous conduisent les tendances actuelles.
  • Au 22e siècle, le rythme d'élévation du niveau des mers pourraient être 100 fois plus rapide, de 3,6 millimètres par an aujourd'hui, à "plusieurs centimètres", selon le GIEC si les émissions ne sont pas réduites.
  • Au total, selon le rapport, plus d'un milliard de personnes vivront d'ici le milieu du siècle dans des zones côtières peu élevées particulièrement vulnérables aux inondations ou à d'autres événements météo extrêmes.

►Menaces sur la pêche

  • Si les émissions ne sont pas réduites, le potentiel maximal de prises de poissons pourrait être revu à la baisse de 20 à 24% d'ici la fin du siècle par rapport à la période 1896-2005.
  • Les espèces marines, du plancton aux poissons et aux mammifères, se sont déplacées de plusieurs centaines de kilomètres depuis les années 1950.

►Augmentation des phénomènes extrêmes

  • Même dans un monde à +2°C, les petites îles devraient être frappées d'ici 2050 au moins une fois par an par un événement extrême qui ne se produisait jusqu'alors que tous les cent ans.
►Pour en savoir plus : présentation du rapport à Monaco ci-dessous
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