SERIE 5/5 : [Être apprenti ultramarin dans l'Hexagone] : Shelsey Chadru, apprentie dans les ressources humaines

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Shelsey
Après son apprentissage, Shelsey se voit bien rentrer en Outre-mer ©DR
Cette jeune antillaise a vécu huit ans en Guyane. Après avoir passé son bac dans l'Hexagone, elle s'est orientée vers une formation en apprentissage. Depuis trois ans, elle concilie travail et études. Une formule qui la satisfait pleinement. 
Shelsey Chadru partage sa semaine entre l'école et son entreprise. Du lundi au mercredi, elle est apprentie en ressources humaines à ENGIE, anciennement GDF Suez. Le reste du temps, elle est en troisième année de licence professionnelle "Gestion des Ressources Humaines" à l'IUT de Villetaneuse.

Cela fait trois ans que la jeune femme a choisi une formation en alternance. Arrivée dans l'Hexagone en 2011 pour passer son bac après 8 ans en Guyane, la jeune femme d'origine guadeloupéo-martiniquaise a vite compris "que le fonctionnement de la faculté ne [lui] correspondait pas". Sa première année de licence de droit terminée, elle décide de se réorienter.

Shelsey s'inscrit en DUT Carrières Juridiques à Villetaneuse en apprentissage, et travaille au sein d'une division d'Engie, où elle passera deux ans en tant qu'assistante juridique. Ensuite, "c'est tout naturellement qu'elle décide de poursuivre dans l'entreprise, avec l'envie d'en apprendre davantage sur les différents métiers liés à l'énergie", un secteur qui l'intéresse beaucoup.

Maturité et autonomie financière

La formation en alternance : "un réel moyen de pratiquer un métier, de préparer un diplôme tout en permettant d’acquérir des compétences professionnelles en entreprise", explique-t-elle à La1ere.fr. "Cela permet également d’acquérir une certaine maturité nécessaire pour être capable de concilier les deux. Et aussi, une certaine autonomie financière", ajoute Shelsey.

Mais la formule comporte également quelques points négatifs. "Être étudiant et salarié implique une véritable motivation et organisation", assure la jeune femme. Notamment en ce qui concerne les congés. "Les apprentis n’ont pas les vacances scolaire comme les élèves en formation "classique". Nous avons droit à cinq semaines, pas plus", détaille-t-elle. Difficile donc de rentrer voir la famille en Outre-mer.

À terme, Shelsey espère retourner vivre en Martinique, Guadeloupe ou Guyane et trouver un poste dans les ressources humaines.