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Surf : les Réunionnais Florès et Defay en compétition sur la vague artificielle de Kelly Slater

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Johanne Defay
Johanne Defay à Leemore (Surf ranch-Californie) ©MARK RALSTON / AFP
Jérémy Florès et Johanne Defay participent ce week-end en Californie à une compétition d’un genre bien particulier, estampillée World Surf League (WSF), le circuit professionnel de surf. Ils surfent sur une vague artificielle située dans le "Surf ranch" de Kelly slater.  
Une vague parfaite de trente secondes : les surfeurs en ont rêvé, leur dieu, Kelly Slater, a matérialisé ce projet fou, dans son ranch au beau milieu de la Californie, à plus de 160 kilomètres de l'Océan Pacifique.

Surf ranch

Le Surf Ranch accueille ce week-end la Founder's Cup, une compétition par équipes qui oppose les Etats-Unis, portés par Slater, à l'Australie, au Brésil de Gabriel Medina, à l'Europe avec les Français Jérémy Flores, Johanne Defay et à une sélection mondiale.

Jérémy Florès
Jérémy Florès (Surf Ranch-Californie) ©MARK RALSTON / AFP

Florès et Defay au rendez-vous

Dès jeudi, les Réunionnais Jérémy Florès et Johanne Defay ont commencé à s’entraîner sur la vague artificielle. Regardez ci-dessous les images postées par la Fédération française de surf :


A deux ans des JO

Situé à Leemore, le Surf Ranch de Kelly Slater fait donc son entrée ce week-end dans le grand monde du surf. A deux ans des jeux Olympiques 2020 de Tokyo, où le surf fera ses grands débuts, Slater, légende de la discipline et concepteur de cette vague artificielle, tient l'occasion de montrer les énormes possibilités de son invention.
Kelly Slater au sommet (2011)
Onze fois champion du monde, la légende américaine Kelly Slater s'impose pour la quatrième fois à Teahupoo en 2011 en battant l'Australien Owen Wright en finale. ©AFP

"J'ai toujours pensé que pour que le surf puisse se développer, il devait le faire dans un environnement contrôlé", explique à l'AFP l'Américain, sacré onze fois champion du monde.

"On ne peut pas remplacer l'océan, on ne peut pas remplacer les grosses vagues. Je pense que l'incertitude de ce qui se passe dans l'océan et de ce que produit Mère-Nature, c'est ce pour quoi on aime le surfe", philosophe Slater qui reste à 46 ans la star de la discipline.

Vague à la demande

A la différence des épreuves traditionnelles où le programme est soumis aux caprices de la météo et de la nature, le Surf Ranch offre une vague à la demande, pour la plus grande joie des diffuseurs TV, un atout non négligeable en vue des JO.
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