Tentative d'évasion au Kremlin-Bicêtre : trois surveillants ultramarins stoppent la fuite d'un détenu

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Tentative d'évasion au Kremlin-Bicêtre : trois gardiens ultramarins stoppent la fuite d'un détenu
Hôpital du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne. ©CITIZENSIDE / PATRICE PIERROT / Citizenside
Un détenu de la prison de Fresnes dans le Val-de-Marne a tenté de s'évader, mercredi 28 décembre, de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, selon des informations recueillies par La1ère.fr. Le détenu a été maîtrisé par trois surveillants ultramarins. Témoignage.
Un détenu de la prison de Fresnes a tenté de s'évader alors qu'il était en consultation médicale à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre. Les faits se sont produits vers 16 heures, mercredi 28 décembre. Un détenu de la prison de Fresnes est transporté par un véhicule pénitentiaire à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne. Trois surveillants pénitentiaires originaires des outre-mer l'escortent.

Un passage aux toilettes

"Le détenu a effectué une consultation médicale, raconte le Guadeloupéen Karl-Heinz, surveillant à la prison de Fresnes. Avant de quitter l'hôpital, il nous a demandé s'il pouvait se rendre aux toilettes. Nous n'avions aucune raison de refuser, nous avons accepté".

Une arme artisanale

Quelques minutes plus tard, le détenu ressort des toilettes en trombe en brandissant une arme artisanale. "Il a couru vers la sortie de l'hôpital en tenant un morceau de bois sur lequel était scotché une lame de couteau avec du sparadrap, explique Karl-Heinz. Le Guadeloupéen et ses deux collègues, l'un Mahorais, l'autre également Guadeloupéen, se sont alors élancés à la poursuite du détenu qu'ils ont réussi à immobiliser. Lors de l'intervention, les trois surveillants ont été légèrement blessés (entorse, contusion et luxation).

Les extractions médicales

Le détenu a ensuite été reconduit à la maison d'arrêt de Fresnes où il a été placé en quartier disciplinaire. La direction de la prison a félicité oralement les trois surveillants ultramarins pour leur geste.

"Comme quoi, on a beau parler créole entre nous, on arrive encore à faire notre travail correctement", sourit le Guadeloupéen Karl-Heinz en référence à la polémique sur l'usage de la langue créole entre les surveillants pénitentiaires. 

De son côté, le syndicat FO pénitentiaire tient à saluer le "sang-froid de ces trois gardiens". "Cet incident témoigne de la difficulté de notre métier au quotidien. Par ailleurs, nous ne sommes pas armés lors de ces extractions médicales, souligne Cédric Boyer, membre de la Commission Outre-mer de FO pénitentiaire. Grade, mutation : le syndicat réclame une juste récompense pour le geste accompli par ces gardiens.