Trois jeunes Calédoniens "prêts" à servir dans la gendarmerie

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Trois gendarmes calédoniens en formation à l'école de gendarmerie de Fontainebleau
Ulrich Tagisia, Alexandre Kakue et Jorris Meindu viennent de terminer leur formation à l'école de gendarmerie de Fontainebleau. ©PL
Ulrich Tagisia, Alexandre Kakue et Jorris Meindu viennent de terminer leur formation à l'école de gendarmerie de Fontainebleau en Seine-et-Marne. Ces trois jeunes Calédoniens vont désormais partir sur le terrain avec un peu d'appréhension, mais beaucoup de détermination. 
Initialement, leur formation de gendarme devait durer 13 à 14 semaines à l'école de gendarmerie de Fontainebleau en Seine-et-Marne. Mais c'était sans compter sur la crise sanitaire du coronavirus. Durant deux mois, Ulrich, Alexandre et Jorris, trois jeunes Calédoniens sont restés confinés dans la caserne. "Il faut s'adapter à tout type de situation, c'est la première règle que l'on nous apprend pour être gendarme", affirme Alexandre. 

Regardez le reportage de Pierre Lacombe et Nordine Bensmail à l'école de gendarmerie de Fontainebleau 

Arrivés à Fontainebleau au mois de février, et malgré cette formation quelque peu perturbée, "ils sont prêts", affirme sans détour le Capitaine Pérez. Le commandant-adjoint de la 2ème compagnie d'instruction de l'école de gendarmerie de Fontainebleau ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur la motivation de ces trois jeunes promus. 
 

Ils sont beaucoup plus motivés que la plupart des jeunes recrues de l'Hexagone. D'abord, parce qu'ils ont fait le sacrifice de quitter la Nouvelle-Calédonie pour devenir gendarmes et ensuite parce qu'ils savent qu'ils vont rester plusieurs années loin de chez eux. 

Capitaine Pérez 

Jeunes calédoniens en formation à l'école de gendarmerie de Fontainebleau
Jorris, Alexandre et Ulrich, trois jeunes Calédoniens se préparent à devenir gendarmes à Fontainebleau en Seine-et-Marne ©PL

Durant cette formation, Alexandre, Jorris et Ulrich ont appris les valeurs militaires, la discipline, l'engagement physique et les techniques élémentaires pour aborder des situations parfois jugées difficiles. La connaissance des armes et les règles déontologiques qui encadrent l'emploi de la force par les militaires de la gendarmerie constituent également une des priorités de la formation initiale. 
 

Je retiens le travail d'équipe et la découverte d'une mentalité différente de la Nouvelle-Calédonie. C'est une ouverture et c'est très enrichissant.

Jorris Meindu, 21 ans 

 
Jeunes calédoniens en formation à l'école de gendarmerie de Fontainebleau
©PL

Leur première expérience au sein d'une brigade territoriale autonome (BTA) pour Jorris et dans un peloton de surveillance et d'intervention (PSIG) pour Alexandre et Ulrich sera complétée par une formation complémentaire de 12 semaines. Il s'agira alors pour les trois jeunes gendarmes de consolider les connaissances et les techniques enseignées en école. 
 

Partir pour mieux revenir

Motivés et impatients à l'idée de rejoindre leur premier poste de gendarme, Alexandre, Ulrich et Jorris souhaitent tous les trois revenir un jour chez eux, en Nouvelle-Calédonie. Ulrich a d’ailleurs déjà son plan en tête.
 

Dès que j'aurai passé le concours de sous-officier, j'aimerais intégrer la brigade de gendarmerie mobile et passer la formation de motard pour rentrer avec suffisamment de bagages en Nouvelle-Calédonie. 

Ulrich Tagisia, 22 ans


Alexandre vient de rejoindre l'unité d'Evry en région parisienne, Joris est arrivé aux Saintes-Maries-de-la-Mer dans les Bouches-du-Rhône et Ulrich à la gendarmerie de Brive en Corrèze. C'est maintenant que tout commence pour ces jeunes gendarmes. 


 
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