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Vale souffle le chaud et le froid sur son usine de nickel calédonienne

La « patience » de Vale avec les pertes de son usine calédonienne arrive à son terme, a déclaré la directrice générale de la branche nickel. Jennifer Maki reconnaît néanmoins des progrès dans la réduction des coûts.

Minerai de nickel calédonien © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Minerai de nickel calédonien
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le

La multinationale brésilienne des matières premières espère que son usine de nickel VNC de Nouvelle-Calédonie va continuer à baisser d'un quart ses coûts de production. En fait, le management de l'usine calédonienne n'a pas vraiment le choix après la nouvelle mise en garde que lui a adressée la direction de la branche nickel de Vale au Canada. La multinationale considère que "continuer à perdre de l'argent n'est pas une solution". La patronne de la branche Nickel de Vale, Jennifer Maki, a donc choisi de remettre la pression sur son usine calédonienne. Répondant aux questions d'analystes financiers elle précise : "nous avons été très patient avec eux, mais notre patience est épuisée". Des propos, cités par le Metal Bulletin de Londres et l'agence Reuters, qui rappellent ceux déjà tenus par Jennifer Maki en décembre dernier à Londres.

Vale Nouvelle-Calédonie et ses coûts

Le premier producteur mondial de nickel choisit donc de laisser "toutes les options sur la table" pour son usine calédonienne acquise en 2006, suite au rachat de l'opérateur historique du nickel canadien Inco. Vale Nouvelle-Calédonie a considérablement réduit ses coûts de production qui sont passés de 17.380 dollars par tonne en 2015 à 12.700 dollars par tonne aujourd'hui. "C'est un bel effort mais c'est encore insuffisant", poursuit J. Maki. Pour la direction de Vale Nickel qui se trouve à Toronto au Canada, les efforts demandés en 2016 à VNC sont réalisables. Un quart des économies provient déjà de la renégociation des contrats avec les sous-traitants calédoniens, indique la compagnie. Vale attend de nouvelles négociations avec ses interlocuteurs locaux en 2016. "Il faut que l'usine calédonienne rejoigne les ratios de coûts de nos autres unités mondiales, VNC doit être plus productif" conclut J. Maki. En dépit des efforts accomplis, l'usine calédonienne a un coût de production du nickel plus élevé que celui des autres usines du groupe et notamment de l'usine hydro-métallurgique de Terre Neuve dans l'Atlantique Nord.
 

Montée en puissance

Vale Nouvelle-Calédonie (VNC) a produit 9.700 tonnes de nickel durant les trois premiers mois de 2016. La montée en puissance de l’usine calédonienne est donc une réalité. Les résultats financiers s’améliorent avec une perte brute de 48 millions de dollars au premier trimestre 2016 contre 107 millions de dollars pour la même période de 2015. Pendant son voyage officiel en Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré que « la Nouvelle-Calédonie a su attirer de grands groupes mondiaux pour exploiter le nickel, (…) le maintien des investissements et des emplois est une priorité ». Un message qui s’adresse aussi à la multinationale brésilienne

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