VIDEO. Tranches de vie - L'exil

tranches de vie
Certains ont suivi leurs parents venus travailler dans l'hexagone. D'autres sont venus une fois adultes. En quittant leurs îles situées dans les Outremers, pratiquement tous ont vécu ce changement dans leur vie comme un exil.
 
Madame PETRUS-BARRY est présidente de l'organisation mondiale qui s'occupe des Afrodescendants. Elle n'en démord pas : " Je pense qu'être née en France en tant qu'Antillaise, c'est un deuxième exil ". La Guadeloupéenne n'est pas la seule à parler d'exil.

Olivier CATAYEE, Martiniquais et proviseur d'un lycée situé en Seine Saint-Denis a suivi sa maman dans l'hexagone : " Au début effectivement il y a pu y avoir un sentiment d'exil contraint et finalement je n'y ai vu qu'une richesse ". Olivier a choisi de travailler dans le 93 pour s'investir dans l'éducation des jeunes issus des Antilles et de l'immigration.

Le Tahitien Johann PIRITUA va plus loin, " On n'a pas la même culture ". Cela ne l'empêche pas de dire qu'il adore la France et que les Français sont " merveilleux ". Il est devenu comédien après deux années à l'armée où il s'est " littéralement éclaté ".

" Tenez-vous bien, vous êtes déjà acceuilli dans un pays. Ne me faites pas honte ", Marie-Laure BRIVAL entend toujours raisonner ces mots dans la bouche de sa mère. Elle est devenu cheffe de service à la clinique des Lilas après de brillantes études de médecine. Elle a dû se battre pour en arriver là. Tout comme Camille CUPIT : " Il faut se battre ", qui rêvait de faire carrière dans l'armée de l'air. ll finit conducteur de bus à la RATP bien que sorti major de sa promotion.

Malgré toutes ces difficultés et ce sentiment d'exil vécu comme une réelle souffrance, ces hommes et ces femmes se sont adaptés à des réalités dont ils ne maitrisaient pas les codes au départ. Ils ont réussi à construire leur vie dans l'hexagone sans rien oublier de ce voyage.