Violences à Mayotte : le gouvernement interpellé à l'Assemblée nationale

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Gérald Darmanin
©Ludovic MARIN / AFP

A la suite des trois meurtres enregistrés en quelques jours à Mayotte, le gouvernement a été interpellé à l'Assemblée nationale. Commentant l'envoi de renforts de gendarmerie annoncé lundi, Gérald Darmanin a évoqué "la mobilisation des moyens de l'Etat sans précédent en quelques heures"

C'est le député LR Didier Quentin, au nom de son collègue de Mayotte Mansour Kamardine, qui a interrogé mardi 26 janvier à l'Assemblée nationale le gouvernement concernant les dernières violences commises à Mayotte. "Mayotte est le département de France où le taux d'homicides par habitant est le plus élevé de la République", a expliqué Didier Quentin. Il évoque une spirale infernale "sans réaction à la hauteur, si ce n'est l'envoi en renfort de deux pelotons de gendarmerie, soit 40 militaires". Il souligne que "depuis plusieurs mois d'importantes visites ministérielles ont été reportées", ce qui entraine "un sentiment d'abandon chez nos compatriotes mahorais".

La réponse de Gérald Darmanin

Au nom du gouvernement, le ministre de l'Intérieur a reconnu que la situation à Mayotte est "préoccupante". Il a estimé que l'envoi de deux pelotons de gendarmerie en renfort dans le 101e département est "une mobilisation sans précédent des moyens de l'Etat en quelques heures". Sur le fond, il estime que la départementalisation de Mayotte "aurait du être accompagnée d'un travail plus important notamment concernant la sécurité". "Nous nous rendrons à Mayotte, avec le ministre des Outre-mer, dès que les conditions sanitaires le permettront", a-t-il conclu.