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Violences envers les femmes : des chiffres plus élevés en Outre-mer que dans l'Hexagone

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©PATRICK KOVARIK / AFP
L'Institut National d'Etudes Démographiques (INED) a dévoilé le 25 novembre les derniers résultats de son enquête sur les violences envers les femmes sur l'île de La Réunion, la Guadeloupe et la Martinique. Les chiffres sont nettement plus élevés que dans l'Hexagone.  
Pendant près d'un an, L'INED, l'Institut National d'Etudes Démographiques, a mené une enquête sur les violences faites aux femmes dans trois territoires d'Outre-mer : La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe. 

Il dresse un état des lieux chiffré et contextualisé des violences subies par les femmes dans les lieux publics, au travail et au sein du couple. Si les chiffres sont globalement similaires dans les trois territoires ultramarins, on peut noter un net écart avec ceux de l'Hexagone.  
 

Violence dans les lieux publics

Selon l'INED, les violences dans les lieux publics se passent principalement "dans la rue, en journée" et dans des endroits "fréquentés régulièrement" et concerne majortairement les jeunes femmes (20-29 ans). En Martinique, 4% des femmes déclarent avoir été touchée au moins une fois dans l’année "aux seins ou aux fesses, ou coincée et embrassée de force". Cela concerne 2% des femmes à La Réunion et 3% en Guadeloupe. 

 

Violence au travail

En Martinique, "une femme sur vingt est victime de harcèlement sexuel au travail, principalement de ses collègues", soit 5% des femmes. En Guadeloupe et à La Réunion, c'est à peu près similaire, cela concerne respectivement 4% et 3% des femmes. Selon l'INED, les jeunes femmes, les cadres et plus généralement les femmes qui travaillent en contact avec des clients se déclarent davantage victimes. 
 

Violence au sein du couple

"C’est au sein de ces couples qui se sont séparés dans l’année que la proportion de faits de violences est la plus importante", nous rapporte l'INED. L'inactivité professionnelle et une mauvaise situation économique sont considérés comme des facteurs "de risques". Ainsi, à La Réunion : "l’indicateur de violences conjugales est particulièrement élevé lorsque les femmes sont inactives : il est alors de 24 %."

Le premier rapport concernant La Réunion a été publié en mars 2019. Celui sur la Martinique est sorti le 22 novembre et les résultats de la Guadeloupe viennent tout juste d'être publiés. C'est la première fois que des données statistiques sur les violences liées au genre sont produites en Guadeloupe. 
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