"Voter une motion de censure n'est pas adhérer au projet politique" selon Jean-Philippe Nilor, député de Martinique NUPES

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Jean-Philippe Nilor, député de la Martinique à l'Assemblée nationale
Jean-Philippe Nilor, député de la Martinique à l'Assemblée nationale. ©Alex Leveillé
Ce lundi 24 octobre, les députés du Rassemblement National ont pris de cours la NUPES en votant leur motion de censure au texte dédié à la première partie du budget 2023. Le député martiniquais Jean-Philippe Nilor, apparenté NUPES, a fait le choix de voter pour les deux motions.

"Je n'ai pas peur de me démarquer en toute conscience", rétorque le député martiniquais de la NUPES lorsqu'on lui demande d'expliquer son choix. Hier, Jean-Philippe Nilor a décidé de voter la motion de censure du RN, en plus de celle de son groupe. Une décision assumée par le député LFI : "Si on veut une chance de faire tomber ce gouvernement, il ne faut pas diviser les voix. C'est une deuxième opportunité, je ne la rate pas", explique Jean-Philippe Nilor.

Abattre le gouvernement à tout prix

Après un premier 49-3 brandit par la Première ministre Elisabeth Borne, le Rassemblement National et la NUPES, principales forces d'opposition présentes dans l'hémicycle, ont chacun déposé une motion de censure contre le texte consacré à la première partie du budget 2023. Les députés RN ont créé la surprise en se ralliant à la coalition de gauche, dans l'espoir que la motion soit adoptée. "Si la motion de la NUPES était passée, je n'aurais pas voté celle du RN", justifie Jean-Philippe Nilor. 

Je considère que voter un motion n'est pas adhérer au projet politique. Je ne suis pas dans le courant du RN, mais à un certain moment, il faut savoir ce que l'on veut."

Jean-Philippe Nilor

Quant à la menace de la dissolution du parlement par le gouvernement en cas de motion votée, le député martiniquais dit ne pas la craindre. "C'est un risque, mais pourquoi être pessimiste ? Le peuple décidera s'il veut donner plus de force à tel ou tel courant politique".