WEB SÉRIE. Il était une fois le sucre : de l'esclavage à l'engagisme

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Plus de 150 ans après l’abolition de l’esclavage, comment considérer l'engagisme ce système de travailleurs sous contrat ? Etait-ce de l’esclavage déguisé ou une tentative de créer un cadre légal et social au travail harassant sur les plantations ?
Les Antilles
Au XVIIème siècle, la culture de la canne à sucre se déplace vers l'Amérique. Durant deux siècles, les Antilles vont être le pivot de la production de sucre mondial pour l'exportation. Les Européens achètent des esclaves en Afrique, produisent du sucre aux Antilles et le vendent en Métropole. C'est le début du commerce triangulaire. Le sucre devient une denrée nécessaire. Après l'abolition de l'esclavage, la main d'oeuvre qui ne veut plus travailler sur les plantations, est remplacée par des immigrants en provenance d'Asie, c'est le début de l'engagisme. 

La Réunion
Sur l'île de la Réunion, au moment de l'abolition de l'esclavage, il existe plus de deux cents usines sucrières. Les planteurs Réunionnais vont alors faire appel à des milliers d'engagés Indiens qui arrivent sur l'île dans l'espoir d'un travail bien payé. L'engagé est un homme libre mais les conditions de travail restent identiques à celles pratiquées du temps de l'esclavage. L'engagisme durera jusqu'en 1937. 
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