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Une pétition pour que le mot "goyave" soit enfin correctement prononcé

Un pétition a été lancée pour que la prononciation hexagonale du mot "goyave" soit bannie des dictionnaires, au bénéfice de la version ultramarine, qui prononce le nom du fruit sur le modèle du mot "voyage". 

Une goyave © Biosphoto / David Massemin  David Massemin
© Biosphoto / David Massemin David Massemin Une goyave
  • La1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le
C'est très sérieux. A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, une pétition a été lancée sur la plateforme Change. Elle ne demande pas d'engagement aux candidats à l'élection mais à la directrice éditoriale du Robert.

Et cet engagement concerne un débat que nombre d'ultramarins ont eu lors de séjours dans l'Hexagone : la prononciation du mot "goyave".
 
"Une construction linguistique complexe fait que d'un côté, les Français de l'Outre-Mer l'appelle correctement goyave [ɡuɑ.jav], et de l'autre les Français du Continent go-yave [ɡɔ.jav]. Les dictionnaires Robert indiquent le second usage comme correct", écrit Zaka Toto, à l'origine de la pétition.
 
Et ce dernier ne manque pas d'arguments pour faire valoir la prononciation ultramarine. "On ne dit pas ro-yal, ou vo-yage, ou bo-yaux, ou lo-yal, ou no-yade, ou bro-yage, ou vo-yante, ou no-yau, ou impito-yable, ou flambo-yant, ou prévo-yant, ou cro-yant, mais bizarrement on dit go-yave!", écrit-il après être longuement revenu sur l'étymologie du mot, d'origine arawak.
 

La prononciation du continent ne transmet pas la succulence

Et surtout, déplore-t-il, la prononciation à l'hexagonale est "laide". "Elle ne transmet pas la succulence, la douceur et le bonheur que procure ce fruit dans sa prononciation normale (indigène). Au contraire, cet arrêt après [go] traduit une distance psychologique, une incapacité à penser et à parler correctement de ce fruit qui ne pousse pas sur le Continent"
 
Quatre jours après le lancement de cette pétition qui vise les 1 500 signataires, ils sont déjà 1 273 à  avoir signé. Et les commentaires révèlent une véritable exaspération sur le sujet, de toute évidence particulièrement sensible.
 

 
Une fois le nombre de signatures souhaité obtenu, la pétition sera remise à Marie-Hélène Drivaud,  la directrice éditoriale au dictionnaire Le Robert.  

Lire le texte de la pétition ici 
 

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