Aqmi annonce avoir exécuté un otage français au Mali

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Philippe Verdon
Philippe Verdon (à droite) et Serge Lazarevic ©AFP PHOTO/ANI / AQMI
Al-Qaeda au Maghreb islamique a annoncé avoir exécuté Philippe Verdon, enlevé dans le nord du Mali en novembre 2011. L'information n'a pas été confirmée par Paris.
C'est un homme se présentant comme un porte-parole d'Aqmi qui a annoncé la nouvelle à l'agence de presse mauritanienne Nouakchott Information. Ce dernier, qui se présente sous le nom de "Ghairawani" a affirmé que l'otage avait été exécuté le 10 mars en représailles à l'intervention militaire française au Mali. Philippe Verdon, qualifié par "Ghairawani" "d'agent secret de la France" a été enlevé le 24 novembre 2011 avec Serge Lazarevic. Tous deux se trouvaient, selon leurs proches, en voyage d'affaire pour un projet de cimenterie.


Pas de confirmation à Paris

Selon l'AFP, le comité de soutien à Philippe Verdon a fait savoir mercredi matin que le Quai d'Orsay les a incités à prendre l'information de l'agence mauritanienne avec «réserves». L'Elysée n'a pour l'instant pas confirmé la mort de l'otage.

Sans nouvelles du martiniquais Thierry Dol

En plus de Philippe Verdon, cinq autres otages français sont détenus par Aqmi au Sahel. Parmi eux, Thierry Dol, un ingénieur martiniquais, enlevé le 16 septembre 2010 enlevé à Arlit, un site d'extraction d'uranium au Niger.   Parmi leur groupe d'otages, trois ont été relâchés: une Française, un Togolais et un Malgache, en l'échange probablement d'une importante somme d'argent versée par Areva. Les quatre autres restent détenus depuis bientôt 2 ans et demi.
La présidence française a précisé à plusieurs reprises refuser de payer des rançons à des organisations contre lesquelles elle est en guerre.
Réaction du père de Philippe Verdon "sans illusion" et "très affecté"
Le père de l'otage d'Aqmi Philippe Verdon, dont l'exécution a été annoncée dans la nuit par une agence mauritanienne, a indiqué mercredi ne se faire "aucune illusion" sur le sort de son fils, mais très affecté, attendre "confirmation" du pire. "Je suis très affecté, très fatigué", a déclaré dans un bref entretien
téléphonique à l'AFP Jean-Pierre Verdon, qui demeure en Dordogne. "Je ne me fais aucune illusion, mais j'attends confirmation" de la mauvaise nouvelle. 
(AFP)