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L'assemblée nationale adopte la proposition de loi sur les produits trop sucrés Outre-mer

Les députés de la majorité, ainsi que les centristes de l'UDI, se sont prononcés ce mercredi pour l'interdiction des produits plus sucrés en outre-mer qu'en métropole. les députés UMP se sont abstenus, expliquant qu'ils souhaitaient une grande loi de santé publique.

 

© Mehdi Fedouach/AFP
© Mehdi Fedouach/AFP
  • Par David Ponchelet
  • Publié le , mis à jour le
Pour Victorin Lurel, la deuxième tentative aura été la bonne. En 2011, alors qu'il était simple député, l'actuel ministre des Outre-mer avait présenté une proposition de loi sur cette question des produits ultra-sucrés en Outre-mer, mais le texte avait été rejeté par l'Assemblée nationale à une courte majorité. Mercredi soir, son tweet annonçant l'adoption du texte par les députés avait donc des allures de victoire politique et personnelle. 
Cette fois, la majorité de gauche, appuyée par les députés centristes de l'UDI, a donc adopté en première lecture la proposition de loi portée la députée socialiste de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe, qui a succédé à Victorin Lurel en tant que députée de la quatrième circonscription. Les députés UMP se sont abstenus, à l'exception de Daniel Gibbs, élu des îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. 

Que dit la proposition de loi?


La proposition de loi se résume à trois principes très simples:

  • Interdiction de distribuer des produits alimentaires dont la concentration en sucres est supérieure à celle du même produit vendu en France hexagonale.
  • Ce principe entrera en vigueur au plus tard six mois après la promulgation de la loi.
  • Homogénéisation des dates limites de consommation pour les mêmes denrées alimentaires distribuées en Outre-mer et en France hexagonale.
La proposition de loi vise particulièrement les yaourts et les sodas qui sont jusqu'à 50% plus sucrés en Outre-mer que dans l'hexagone. Le délai de six mois entre la promulgation de la loi et son application réelle devrait permettre aux professionnels d'écouler les stocks existants. Quant à la Date limite de consommation entre la fabrication d'un produit et sa consommation elle était jusqu'à présent de 30 jours en métrople contre 55 jours en Outre-mer! Désormais, si le sénat adopte la proposition de loi dans les mêmes termes, la DLC sera donc de 30 jours aussi bien pour les consommateurs ultramarins qu'hexagonaux. 

Obésité et diabète

Comme l'a expliqué Victorin Lurel à la tribune de l'Assemblée nationale, la réduction des taux de sucre dans les aliments est une question de santé publique dans les régions et collectivités d'Outre-mer ou l'obésité et le diabète sont devenus si prégnants qu'un plan obésité spécifique pour les Outre-mer a été établi par le ministère de la santé pour la période 2010-1013. 

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