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Le changement de bord de Napole Polutélé irrite l'UMP

Christian Jacob et Jean-François Copé se sont exprimés suite au revirement du député de Wallis et Futuna Napolé Pulutélé. Ce dernier, élu avec les voix de l'UMP a rejoint le groupe socialiste à l'Assemblée.

Jean-François Copé et Christian Jacob © JOEL SAGET / AFP
© JOEL SAGET / AFP Jean-François Copé et Christian Jacob
  • Par Maïté Koda
  • Publié le , mis à jour le
Son changement de groupe ne sera pas passé longtemps inaperçu. Fin mai, le député de Wallis et Futuna Napolé Polutélé rejoint les rangs du Parti socialiste. Elu sans étiquette mais avec le soutien de l'UMP il a finalement opté pour la stratégie politique et préféré rejoindre la majorité. Un choix qu'il assume et justifie par la nécessité d'obtenir un accès facilité aux différents ministères.
 
Mais son discours ne convainc pas le chef de file des députés UMP Christian Jacob. Ce dernier vient de dénoncer  au micro de France Ô le "scandale du débauchage" du député par le PS. "Qu'est-ce que l'on a donné? Forcément quelque chose. Il serait intéressant de faire la lumière là dessus", a-t-il déclaré. Christian Jacob a ensuite poursuivi en attaquant, non pas le député Polutélé mais  Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée. "Je me demande comment [il] fait pour se regarder encore dans une glace en ayant sur ses bancs un député qui a été financé et soutenu par l'UMP".
 

 "Reconnaissons que c'est une pratique choquante"

La réponse de l'intéressé ne s'est pas faite attendre. "CJacob se demande "comment je peux me regarder dans une glace après avoir apparenté un député (de Wallis) financé par l'UMP" Quel plaisir, a posté Bruno Le Roux sur Twitter. D'abord c'est le libre choix d'un député! C'est aussi le reflet d'une réalité locale et d'une décision très partagée sur ce territoire. Mais je prends un certain plaisir a voir Jacob s'énerver de voir que le seul pouvoir de l'argent ne suffit pas!"
 
Invité ce dimanche de l'émission Dimanche + sur Canal +, Jean-François Copé s'est également exprimé sur la question. "Reconnaissons que c'est une pratique choquante. Y compris de la part du PS qui ne voit pas de problème à ce que quelqu'un lui dise 'je suis socialiste parce que vous allez me donner des subventions "' a répondu le président de l'UMP.

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