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Pétrole : échec du cinquième forage au large de la Guyane

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Le navire utilisé par la compagnie Shell pour ses explorations en Guyane ©Stena Drilling
Le cinquième forage au large de la Guyane, dernier d'un programme d'exploration mené par Shell, n'a pas détecté de pétrole, selon la filiale française du géant anglo-néerlandais, qui envisage toutefois de creuser d'autres puits avant 2016. 
Le navire de forage va reboucher le puits et quitter la zone, a indiqué à l'AFP une porte-parole de Shell France, précisant toutefois que le groupe et ses partenaires pourraient demander l'autorisation d'effectuer d'autres forages sur le permis (dont Total détient aussi 25%), valable jusqu'à mi-2016, après une période d'analyse.
 

Forages "secs"

Après une découverte initiale de pétrole par le britannique Tullow Oil, en 2011, lors d'un premier forage, Shell était devenu l'opérateur du permis dit de "Guyane Maritime" et avait obtenu une autorisation pour une campagne de quatre forages supplémentaires, qui se sont tous avérés "secs", c'est-à-dire infructueux.
 
"On vient de terminer le dernier des quatre, les quatre ont été négatifs et n'ont pas permis de démontrer un gisement commercial", a déclaré la porte-parole de Shell France.
 
"Vu que c'est le dernier pour lequel nous avons des autorisations, nous allons faire une pause du point de vue des opérations, le navire va partir ailleurs, et nous allons prendre le temps d'analyser les échantillons des cinq forages en détail", a-t-elle expliqué.
 
Ce nouvel échec semble condamner un peu plus la perspective de voir se développer l'exploitation pétrolière dans les eaux guyanaises, même si Shell ne perd pas espoir.
 

"Il faut être patient "

"C'est frustrant, mais il faut être patient, si vous prenez la mer du Nord qui est aujourd'hui une grosse zone d'exploitation, il aura fallu 20 forages d'exploration pour trouver un système commercial", c'est-à-dire un ensemble de gisements suffisamment importants pour que leur extraction soit rentable, a souligné la porte-parole.
 
Shell va aussi étudier les données dites sismiques sur d'autres zones du permis, mais il est d'ores et déjà acquis qu'en termes de forages, "2014 sera une année blanche".
 
"Si on veut continuer à forer, puisqu'on a un peu de temps d'ici 2016, on va retomber dans une procédure administrative pour obtenir de nouvelles autorisations", a-t-elle dit.
 
Cela nécessitera des délais administratifs "assez incompressibles", d'autant que l'autorisation est soumise à enquête publique et que la France est en train de réviser son code minier qui régit notamment les forages pétroliers.
 
Shell est le principal opérateur (45%) du consortium qui détient ce permis avec Tullow Oil (27,5%), Total (25%) et les petites compagnies NorthPet et Wessex (2,5%).  
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