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Abdelhakim Dekhar avait été défendu par l'avocat martiniquais Raphaël Constant dans les années 90

Le tireur qui a semé la panique à Paris ces derniers jours serait Abdelhakim Dekhar, un homme de 49 ans, déjà condamné en 98 pour sa participation à l'affaire Rey-Maupin. L'un de ses avocats, à l'époque, était le Martiniquais Raphaël Constant.

Dekhar, à l'époque ou ilétait défendu par Me Constant pour complicité dans l'affaire Rey-Maupin © F2
© F2 Dekhar, à l'époque ou ilétait défendu par Me Constant pour complicité dans l'affaire Rey-Maupin
  • Par David Ponchelet
  • Publié le , mis à jour le
"La dernière fois que j'ai vu Dekhar, c'était deux jours après son procès", confie aujourd'hui Me Raphaël Constant. En 1998, l'avocat martiniquais, en compagnie de l'avocate parisienne Emmanuelle Hauser Phelizon, avait défendu Abdelhakim Dekhar devant la cour d'assises de Paris pour sa participation à l'affaire Rey-Maupin. Quatre ans plus tôt, en 1994, Florence Rey et Audry Maupin, deux jeunes appartenant à une mouvance anarcho-révolutionnaire, mènent une équipée sauvage dans Paris, qui se solde par la mort d'un chauffeur de taxi, de trois policiers et de Maupin lui-même.

Complice de Rey-Maupin

A l'époque, Abdelhakim Dekhar, surnommé "Toumi", était un ami très proche du couple Rey-Maupin. En 1998, les jurés de la cour d'assises le reconnaissent coupable de complicité pour avoir fourni l'arme utilisée pour le quadruple meurtre: un fusil à pompe qu'il avait acheté en laissant -étrangement- sa véritable identité, avant de le confier à Andry maupin.

Services secrets?

Ses avocats de l'époque gardent le souvenir "d'un homme étrange". Raphaël Constant a confié à l'AFP qu'il se souvient d'un jeune homme "pas tout à fait inséré" socialement. Dekhar racontait volontiers qu'il était proche des services secrets: Selon Me Constant,  'Il disait qu'il était piloté par son oncle, responsable des services secrets algériens. Il prétendait avoir reçu pour mission d'infiltrer l'ultra-gauche qui aurait du des accointances avec les islamistes du GIA (Groupe Islamique Armé) algérien". 

Disparu en 98, jusqu'à la semaine dernière...

A la suite de sa condamnation à quatre ans de prison, Dekhar a été libéré puisqu'il avait purgé sa peine durant sa détention provisoire. Les deux avocats n'ont plus jamais entendu parler de lui. L'homme âgé de 49 ans a brusquement ressurgi ces jours derniers faisant irruption avec une arme au siège de BFM TV, de la Société Générale et surtout du quotidien Libération. Le jeune assistant photographe sur lequel Dekhar a tiré est toujours hospitalisé. 

Dénoncé et interpellé

Dekhar a été dénoncé par un proche qui l'hébergeait depuis quelques semaines. Interpellé mercredi soir dans un parking de Bois-Colombes dans un état semi-comateux (il avait absorbé un importante quantité de médicaments), il est actuellement en garde à vue. Les analyses ADN pratiquées hier soir démontrent qu'il est bien l'homme qui a semé la panique dans Paris ces derniers jours. Selon le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, il a agi seul, sans complice. On ignore tout jusqu'à présent de ses motivations.   

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