Le Quai d'Orsay étend son alerte sur le risque chikungunya dans la Caraïbe

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Chikungunya : bientôt des vaccins testés chez l'homme ?
©AJ Photo/BSIP
Dans ses conseils aux voyageurs, le ministère des Affaires étrangères alerte sur le risque chikungunya à l'intention des voyageurs désirant se rendre aux Antilles.
L'alerte figure dans les infos de dernière minute de la rubrique "conseils aux voyageurs". Pour les destinations de Sainte-Lucie, les Grenadines, Saint-Christophe-et-Nieves, Antigua-et-Barbuda et la Dominique, le Quai Orsay appelle les voyageurs à la plus grande prudence face au risque chikungunya.
 
"Cette maladie virale transmise par les moustiques se manifeste le plus souvent par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires, parfois éruption cutanée), avec en plus des douleurs articulaires qui peuvent être sévères", précise le Quai. "Les mêmes précautions doivent être prises que pour la dengue, la meilleure prévention étant de se protéger des moustiques."
 

 Le seuil épidémique franchi en Guadeloupe et en Martinique

Ce sont donc désormais l'ensemble des îles des petites Antilles qui sont en alerte. La Guadeloupe et la Martinique, départements français, ne sont pas mentionnées par le ministère des Affaires étrangères, mais n'en sont pas moins concernées par le virus.
Le seuil, épidémique a été franchi en Guadeloupe, plus de 3 700 cas ont été mis en évidence sur le territoire depuis la fin de l'année 2013. En Martinique, on estime le nombre de malades à près de 14. Au total, six personnes sont décédées des suites indirectes du virus du chikungunya. Trois à Saint-Martin, une en Guadeloupe et deux en Martinique.
 
On est cependant loin de l'épidémie qu'avait connue la Réunion en 2005. Plus d'un tiers de la population de l'île avait été touché. A ce jour il n'existe aucun vaccin contre le chikungunya, même si des expérimentations sont en cours.
 
 
 
 
 
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