Eramet et la SLN dans le vert

nickel
Géologue
Géologue d'un site minier en Nouvelle-Calédonie ©A.Jeannin
Eramet produit du manganèse et des alliages spéciaux pour l'industrie. Pour les analystes du dernier groupe minier et métallurgique français, le principal indicateur reste le nickel calédonien qui a représenté 22 % du chiffre d'affaires en 2013.
Après l'effondrement de l'an dernier, le fort rebond des cours en 2014 entraîne la SLN dans son sillage.

Le rebond des cours du nickel n'est pas menacé. Tout juste le Metal Bulletin de Londres annonce t-il des contacts entre mineurs philippins et aciéristes chinois pour la fourniture de minerai. Il s'agit pour la Chine de trouver une alternative afin de contourner l'embargo indonésien. Pour le moment, ces contacts entre Chinois et Philippins n'ont pas freiné la hausse des cours du métal au LME, la bourse des métaux de Londres.
 

La SLN redevient rentable

L'appréciation du nickel depuis trois mois est spectaculaire. Plus de 3 000 $ gagnés par tonne de métal, et un cours lundi 28 avril qui atteint les 18 465 $. Un nouveau sommet et une très bonne nouvelle pour le groupe français Eramet. Selon plusieurs analystes et compte tenu de la structure de coûts actuelle, sa filiale calédonienne SLN atteint son équilibre opérationnel et redevient rentable dans son activité de pyrométallurgie du nickel.

Employant 2 500 personnes, dont les deux tiers dans la métallurgie, la SLN est aujourd'hui le sixième producteur mondial de nickel et le premier producteur mondial de ferronickel. La SLN possède la plus ancienne usine de Nouvelle-Calédonie. Elle est alimentée par les sites de la société minière française : Thio, Kouaoua, Poro, Népoui et Tiébaghi et d'autres de la société minière Georges Montagnat.

Une renaissance pour la compagnie nationale des mines de France?

Eramet doit tenir sa prochain assemblée générale mixte le 14 mai prochain. Le groupe reste porté par la flambée des cours du nickel et du manganèse. Mais aussi, par l'accord de partenariat conclu avec le géant brésilien Vale et la Province Sud de Nouvelle-Calédonie pour l'étude et l'exploitation d'un énorme gisement minier. Le site de Prony-Pernod est évalué à 6 millions de tonnes de nickel; certains experts envisagent même le double. Il s'agit de l'un des derniers grands gisements de classe mondiale et d'un évènement pour l'industrie mondiale du nickel. Une nouvelle qui accrédite l'idée  de la « renaissance » d'une « Compagnie nationale des mines de France. »