Le procès du meurtrier présumé de Claudy Elisor s'ouvre ce vendredi en Seine-Saint-Denis

justice
Claudy Elisor
Claudy Elisor, tué dans la nuit de la Saint-Sylvestre entre 2010 et 2011, au cours d'une soirée privée près de Paris. ©page facebook C.Elisor
Ce vendredi s'ouvre à Bobigny (93) le procès du meurtrier présumé de Claudy Elisor. Ce DJ amateur avait été passé à tabac lors d'une soirée organisée pour la Saint Sylvestre 2010.
Les faits remontent au 31 décembre 2010. Claudy Elisor réveillonne avec des amis dans une salle des fêtes de Blanc Mesnil. Vers 4 heures du matin, un jeune homme tente de s'introduire à la soirée. L'entrée lui est refusée.
Furieux, l'éconduit  prévient alors ses amis par SMS. Un groupe de jeunes, une dizaine selon les témoins,  arrive alors avec l'intention d'en découdre. Plusieurs d'entre eux s'en prennent à Claudy Elisor et le rouent de coup.
 

Arrêté, puis libéré pour un fax défaillant...

 Claudy Elisor, 33 ans et père de deux enfants  tombe dans le coma, et meurt quelques jours plus tard, victime d'un œdème cérébral. Son décès provoque une vive émotion, notamment dans la communauté ultramarine.

Le président Nicolas Sarkozy avait reçu ses proches à l'Elysée, les assurant de son soutien personnel.
 
Un premier agresseur présumé, Amadou Fall a été arrêté peu après les faits et le second, Alassane Diop en novembre 2012. Tous deux clament leur innocence. Amadou Fall a refait parler de lui en février 2014: il avait été remis en liberté à la suite d'un défaut d'encre dans un fax"Il avait fait appel de son maintien en détention et le délai pour statuer, qui est de 20 jours, était dépassé. Après plusieurs allers-retours entre la chambre de l’instruction et la cour de cassation, on nous a donné raison sur ce retard, expliquait alors son avocat Me Gilles-Jean Portejoie. Une enquête a déterminé que c’est un défaut d’encre dans un fax qui avait empêché l’appel de mon client d’être envoyé".
 

Pas de trace d'ADN

Faute de traces d'ADN probantes sur les lieux du drame, l'enquête se base sur des témoignages et des analyses d'échanges téléphoniques. "C'est une véritable catastrophe judiciaire!", se lamente l' avocat de la veuve de Claudy Elisor, Me Bernard Benaiem. "L'affaire devait être relativement simple, avec pléthore de témoins. Mais sur dix agresseurs, on en a que deux qui seront jugés devant la Cour d'assises", regrette-t-il.


Dès vendredi 16 mai, suivez le procès en direct sur notre compte Twitter @la1ere

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