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Nettoyer les océans, c'est possible selon un étudiant hollandais de 19 ans

Boyan Slat travaille depuis plus de deux ans pour trouver un moyen de nettoyer les océans. Le jeune chercheur a mis entre parenthèses ses études d'ingénieur aéronautique pour lancer son projet Ocean Cleanup auquel participe une centaine de chercheurs dont le Martiniquais Bruno Sainte-Rose.

Boyan Slat, le 3 juin dernier lors d'une conférence de presse à New York © DR
© DR Boyan Slat, le 3 juin dernier lors d'une conférence de presse à New York
  • Par Cécile Baquey
  • Publié le
Pendant plusieurs semaines, le skipper Patrick Deixonne a sillonné l'Atlantique Nord pour traquer la pollution en mer. L'ancien sapeur-pompier installé en Guyane a pu encore constater à quel point les déchets de plastique s'accumulent. C'est à cette même conclusion que Boyan Slat a abouti en allant tout simplement plonger en Grèce il y a trois ans. "Il y avait plus de déchets que de poissons", dit-il lors de ses conférences. Le jeune hollandais a donc décidé de s'attaquer au problème. Il a fait une pause dans ses études d'aéronautique pour étudier le système des gyres, ces gigantesques tourbillons que l'on trouve aux quatre coins des océans et qui charrient des tonnes de déchets. Regardez cette vidéo expliquant le système imaginé par Boyan Slat.

Boyan Slat
Boyan Slat


The Ocean Cleanup

Depuis trois ans, l'étudiant hollandais planche sur les moyens de nettoyer les océans. Il a pensé créer des râteaux géants tractés par des bateaux, mais ce système était beaucoup trop cher et polluant. Puis à partir de 2012, Boyan Slat a imaginé un système utilisant les courants et la force des gyres. L'idée c'est d'attirer les déchets dans des entonnoirs. Ce vaste projet figure dans un document baptisé "The Ocean Cleanup". Le 3 juin dernier, le jeune homme a présenté son invention à New-York. 

Un Martiniquais dans le projet

Bruno Sainte-Rose © DR
Afin de mettre au point son projet, Boyan Slat a rassemblée autour de lui une équipe d'une centaine de chercheurs. Parmi eux, un Martiniquais, Bruno Sainte-Rose (en photo). Cet ingénieur a fait l'école Centrale. Il figurait dans la liste des talents d'outre-mer en 2011. Actuellement à San Francisco, il a expliqué à La1ere avoir pris contact sur Linkedin avec Boyan Slat. "Ce projet me semble très professionnel, dit-il. C'est un véritable modèle de Hack Company c'est à dire que sans passer par les financements traditionnels, le projet s'est développé avec de la contribution en nature et de la matière grise". Bruno sainte-Rose a lui, travaillé sur la performance des bouées, "leur capacité à attraper les débris plastiques" de façon à ce qu'ils ne s'échappent pas. L'ingénieur martiniquais travaille bénévolement par skype avec l'équipe basée à Delft en Hollande, et il croit fermement en ce projet. 

Des tonnes de déchets plastiques en mer

Boyan Slat cherche aujourd'hui à rassembler des fonds afin de financer sa première machine de récupération de déchets en mer. L'inventeur aimerait placer son extracteur dans le Pacifique entre la Californie et les îles Hawaï, sur le fameux 7e continent de plastique. Cette machine, si elle voit le jour, sera constituée de flotteurs et de plusieurs appareils en forme de raie manta (shéma en photo) qui seront alimentés en énergie par des plaques solaires. Les océans abritent des milliers de tonnes de déchets plastiques qui pourraient peut-être un jour être recyclé. C'est en tout cas le souhait de Boyan Slat. 
 
Boyan Slat © DR
© DR Boyan Slat

Regardez cette conférence dans laquelle Boyan Slat explique sa démarche

Boyan Slat
Conférence de Boyan Slat



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