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La blessure de Neymar a des allures de drame national au Brésil

L'attaquant vedette de la Seleçao a déclaré forfait pour le reste de la Coupe du monde. Il souffre d'une fracture d'une vertèbre après avoir reçu un coup dans le dos lors du quart de finale victorieux contre la Colombie. Le roi Pelé appelle à ne pas désespérer !

© MARIUS BECKER / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE/AFP
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  • Par David Ponchelet
  • Publié le , mis à jour le
"J'ai le coeur gros", voici le commentaire de Pelé, l'icône du foot au Brésil, lorsqu'il a appris le forfait de Neymar, son successeur dans le cœur des supporters Auriverde. Mais Pelé lance un message d'espoir :  "J'ai aussi été blessé pendant la Coupe du monde 1962 au Chili et j'étais forfait pour le reste du tournoi. Mais Dieu a permis au Brésil de continuer pour gagner la compétition. J'espère que la même chose arrivera avec la Seleçao dans ce Mondial".
© Odd Andersen AFP
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"Maudit Colombien", écrit la presse brésilienne

Après la blessure et le forfait de Neymar, la presse brésilienne s'en prend à l'auteur du coup qui a blessé le numéro 10 de la Seleçao, le Colombien Zunigo.
"Maudit Colombien", titre par exemple le supplément sportif du quotidien "O Dia" qui met en Une de son édition nationale la photo de Neymar à terre :

"Même pas un carton jaune ?"

Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari s'est indigné de l'absence de sanction contre l'auteur de la faute sur Neymar : "Pas même un carton jaune, rien ? Tout le monde sait que Neymar est chassé sur le terrain." La FIFA a fait savoir que les images vidéos et les rapports officiels du match vont être analysés pour évaluer s'il y a lieu d'ouvrir une procédure disciplinaire.

Quelle réaction sur le terrain ?

Reste à savoir quel effet aura l'absence de Neymar sur le terrain, mardi prochain face à l'Allemagne en demi-finale. Il y a, au delà de la tactique même de la Seleçao qui tourne autour de l'emblématique numéro 10, une véritable dépendance psychologique autour de ce footballeur de 22 ans !

Alors certains en appellent directement aux "instances supérieures", comme Hulk, l'un des joueurs de la sélection brésilienne  : "C'est un motif de plus pour nous battre, et si Dieu le veut, nous serons champions". 
Dieu en 12ème homme du Brésil ? Dans un pays où le football est quasiment une religion, tout est possible... 

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