Mosquée profanée à Mayotte : de la prison ferme pour les auteurs des faits

justice
Victorin Lurel condamne fermement la profanation de la mosquée.
Trois mois ferme et 6 avec sursis, c’est la peine à laquelle ont été condamnées les deux épouses de gendarmes qui avaient déposé une tête de cochon devant la mosquée de Dzaoudzi, à Mayotte, lors du nouvel an 2014. Le jugement a été rendu mercredi par le tribunal de Mamoudzou.
Deux épouses de gendarmes ont été condamnées mercredi à neuf mois de prison (dont 3 mois ferme) pour avoir profané une mosquée à Mayotte lors du nouvel an 2014. L'époux de l'une d'elles a écopé de 6 mois avec sursis. Les trois compères avaient déposé une tête de porc devant l'édifice. Les faits avaient beaucoup ému la population mahoraise, musulmane à 90%.
 
Les trois personnes étaient poursuivies pour "provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l'appartenance à une religion" et "complicité". Originaires de métropole, elles n'étaient pas présentes à leur procès au tribunal correctionnel de Mamoudzou.
           

Une fête très arrosée, un pari douteux

Après un réveillon très arrosé, le couple était reparti de chez leur hôtesse avec une tête de porc que cette dernière leur avait fournie, pour honorer un pari. C'est la femme qui avait déposé la viande devant la mosquée de la commune de Labattoir, en Petite Terre, son mari conduisant la voiture.
           
Les trois ont été condamnés à 2 ans de mise à l'épreuve et à indemniser l'association de la mosquée de Labattoir, partie civile, à hauteur de 16.000 euros. En outre, ils devront s'acquitter chacun de 3.000 euros d'amende. L'avocat de l'organisatrice de la fête a annoncé faire appel de ce jugement. La demande de 150.000 euros d'indemnisation par la mairie de Labattoir a été déclarée irrecevable.
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