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Le chorégraphe guadeloupéen Max Diakok présente son nouveau spectacle "Depwofondis", vendredi soir

La première de "Depwofondis", la nouvelle création du chorégraphe et danseur guadeloupéen Max Diakok, aura lieu ce vendredi soir à l’Auditorium de Clichy-la-Garenne (92). Le spectacle est ouvert au public. 

Le chorégraphe guadeloupéen Max Diakok, au centre (avec Loïc Elice à droite et Alexandre Atanga à gauche de la photo) durant une résidence au Centre national de la danse en août 2014. © Willy Vainqueur
© Willy Vainqueur Le chorégraphe guadeloupéen Max Diakok, au centre (avec Loïc Elice à droite et Alexandre Atanga à gauche de la photo) durant une résidence au Centre national de la danse en août 2014.
  • Par Philippe Triay
  • Publié le , mis à jour le
Le nouveau spectacle de Max Diakok est à la fois un cheminement spirituel et politique. Spirituel car Depwofondis nous emmène sur la voie de l’intériorité, inspiré par "La Conférence des oiseaux", du poète persan Farid Al-Din Attar (XIIIe siècle). Un texte où les oiseaux traversent les vallées de la recherche, l’amour, la connaissance, l’indépendance, l’unité et le dénuement, pour finir par trouver l’illumination en eux-mêmes. Tout un voyage.
 
Spectacle politique car le chorégraphe guadeloupéen place aussi sa création sous le signe de la résistance. « La machine à uniformiser et à déshumaniser n'a de cesse de trouver de nouveaux modes opératoires dans ce "chaos-monde" », écrit Max Diakok dans une Note d’intention. « Malgré tout, les aspirations au rêve et à la singularité parviennent à s'infiltrer dans les interstices du rouage. Les utopies têtues persistent. D'autres naissent. Une de celles-ci repose sur l'envie de suspendre la course du temps afin de se recentrer, au verso des principes consuméristes qui pèsent sur nos sociétés et de dialoguer avec une force supérieure ineffable qui dépasse chacun d'entre nous. »

La machine à uniformiser et à déshumaniser n'a de cesse de trouver de nouveaux modes opératoires dans ce « chaos-monde ». Malgré tout, les aspirations au rêve et à la singularité parviennent à s'infiltrer dans les interstices du rouage." (Max Diakok)

 










Après « Pawòl a kò pawòl a ka » (Parole du corps, parole du tambour Ka, 2008), « Poulbwa, Attention termites ! », (2011), et « Waka Douvan Jou » (Chant pour hâter la venue de l'aube, 2012), entre autres, Max Diakok poursuit donc sa quête initiatique visant à s’interroger sur les aspirations individuelles et leur rapport avec leur environnement social. Le chorégraphe continue en même temps sa recherche sur le corps, la gestuelle, l’imaginaire et la spiritualité.
 
Sa démarche est également profondément ancrée dans la culture guadeloupéenne et caribéenne, qui n’est pas vécue comme repliement identitaire mais comme ouverture et dépassement. Dans Depwofondis, la chorégraphie s’enracine dans le rythme gwoka et ses « maîtres ka », et va aussi à la rencontre du hip-hop et du jazz avec la collaboration du célèbre pianiste guadeloupéen Alain Jean-Marie. A ce soir pour la première !
 

Depwofondis, de Max Diakok : Dates de tournée dans l’hexagone

Vendredi 3 octobre 2014 (Première)
Auditorium Clichy-La -Garenne (92) – 20h 30
Conservatoire Léo Délibes, M° Mairie de Clichy (ligne 13)
59 rue Marte 92110 Clichy M° Mairie de Clichy (ligne 13) Résa : 01 47 15 97 84
 
Vendredi 24 octobre 2014
Théâtre La Belle Etoile Saint-Denis (93) – 19h
M° Front Populaire (ligne 12) 14 rue Saint-Juste 93200 Saint Denis
 
Jeudi 6 Novembre 2014
Vendredi 7 Novembre
Jeudi 13 Novembre
Vendredi 14 Novembre

Théâtre de Ménilmontant Paris 20e - 19h
15 rue du Retrait, 75020 Paris M° Gambetta
Résa : 01 46 36 98 60
 
Mardi 27 janvier 2015
Vingtième théâtre Paris 20e - 20h
7 rue des Plâtrières, 75020 Paris M°Ménilmontant
Résa : 01 48 65 97 90

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