La Nouvelle-Calédonie en marche pour une vision commune du nickel

nickel
André Dang
André Dang ©Alain Jeannin
La société Le Nickel ( S.L.N ) est l'entreprise historique du territoire. Mais il y a désormais sur place deux nouvelles usines de nickel et une autre usine calédonienne, en Corée du Sud.  C'est donc une redistribution de la puissance économique du nickel qui a eu lieu sous nos yeux.
Ce nouveau paysage industriel est désormais connu, encore faut-il tenter de l'harmoniser. C'est à ce moment qu'André Dang prend la tête de la Société Territoriale Calédonienne de Participation industrielle.


Nombreuses réformes en perspective

La S.T.C.P.I représente les intérêts des trois provinces calédoniennes dans la S.L.N. L'harmonisation de l'ensemble minier et industriel calédonien est donc en route. Il aboutira lorsque les six objectifs suivants auront été atteints: réformer la gestion des ressources en nickel, réformer la gestion des mines, réformer la gestion des usines, réformer la gestion marketing, réformer la gestion environnementale, et enfin réformer la fiscalité des mines. Avec un objectif commun final, la création d'un Fonds Souverain Calédonien destiné aux générations futures.


Doctrine nickel

C'est dans ce contexte de profonde rénovation qu'intervient la visite présidentielle en Nouvelle-Calédonie. Le 17 novembre, François Hollande inaugurera la grande usine de nickel de K.N.S, que l'on appelle aussi "l'usine du Nord". Au moment où les cours du nickel sont dans de basses eaux, où il est attendu une forte coopération de tous les industriels et mineurs locaux, la présidence de la S.T.C.P.I devient le point central des intérêts calédoniens. La nomination d'André Dang est un signal fort. Celui de la mise en oeuvre d'une doctrine nickel calédonienne.