Que se passe-t-il Outre-mer en cas de risque Ebola ?

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Ebola : équipe Croix-Rouge
Une équipe de la Croix-Rouge s'équipe avant une intervention à Monrovia (Liberia), le 10 octobre 2014. (MOHAMMED ELSHAMY / ANADOLU AGENCY / AFP)
Après la détection d'un cas suspect d’Ebola à La Réunion, la1ere s’est interrogée sur le scénario possible si un cas se déclarait ailleurs Outre-mer. La Réunion est le seul département doté d’un CHU habilité pour la prise en charge des cas possibles ou confirmés d’Ebola.
Le 17 octobre dernier, La1ère.fr s’était interrogée sur les mesures prises Outre-mer si un cas de virus Ebola se déclarait. Nous avions alors découvert qu’à ce moment-là, un seul établissement était habilité à recevoir ce type de patients. Il s’agissait du CHU de Bellepierre à Saint-Denis de La Réunion.

Depuis notre enquête, les autorités sanitaires ont publié le 12 novembre dernier un nouveau plan de lutte contre le virus. Dans ce plan figure une liste de treize établissements hospitaliers répartis à travers la France dont le CHU de La Réunion.  Mais grande nouveauté, le plan indique qu’en Guyane et en Martinique, les hôpitaux sont "en cours d’habilitation" pour novembre 2014. 
Carte des Hôpitaux habilités à recevoir des malades d'Ebola
Carte des Hôpitaux habilités à recevoir des malades d'Ebola ©Ministère de la Santé


Le CHAR de Cayenne et le CHU de Martinique

En Guyane, le directeur de l’ARS Christian Meurin avait d’ailleurs confirmé fin octobre au kotidien.fr que la mise en conformité était en bonne voie au CHAR (Centre Hospitalier Andrée Rosemon) de Cayenne. Le 30 octobre, comme le rapporte Guyane 1ère, une simulation de prise en charge d'un cas suspect d'Ebola s'était déroulé dans le département.

En Martinique, l’Agence régionale de santé a assuré à Martinique 1ère qu’un circuit de prise en charge d’un cas possible d’Ebola avait bien été mis en place.

Et les autres collectivités ?

Mais que se passerait-il si un cas suspect était détecté en Guadeloupe, à Saint-Pierre et Miquelon, en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, à Wallis et Futuna ou à Mayotte ? La1ere.fr avait contacté la Direction Générale de la Santé (DGS), qui explique que les consignes sont de "transporter les malades potentiels vers les établissements référencés".