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Expédition en Guyane au massif du Mitaraka (volet 2)

environnement
Massif du Mitaraka
Massif du Mitaraka ©O. Pascal / MNHN / PNI
Le volet terrestre de l’expédition en Guyane organisée par les équipes du Muséum national d’histoire naturelle de Paris va démarrer le 23 février prochain. Avant le départ pour le massif du Mitaraka, les chercheurs ont fait part de leur principal objectif : découvrir de nouveaux insectes !  
"On ne connaît que 18 000 espèces d’insectes en Guyane, déclare Olivier Pascal responsable de l’expédition terrestre organisée par le Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Mais on pense qu’il y en a au moins 100 000, il nous reste donc 80 % des espèces d’insectes à découvrir. C’est passionnant", conclut-il. Le chercheur s’apprête à s’envoler pour la Guyane. Il n’est pas vraiment tranquille car il n’a jamais mis les pieds sur le site choisi pour l'expédition : le massif du Mitakara. Ecoutez Olivier Pascal de Pro-Natura International au micro de la1ère :
 


Les monts Tumuc-Humac

Le massif du Mitakara (entouré en rouge sur la carte ci-dessous) se trouve à l’extrême sud-ouest de la Guyane dans les Monts Tumuc-Humac. Ces monts ont fait rêver des générations de naturalistes. Au 19e siècle, les explorateurs Henri Coudreau et Jules Crevaux ont livré des récits sur ces monts qu’ils qualifiaient de montagnes. "Très peu de botanistes se sont rendus sur place, précise Olivier Pascal, responsable de l’expédition, mis à part Jean-Jacques de Granville dans les années 90. Il y a donc une grande méconnaissance des insectes et plus largement de la biodiversité". C’est pourquoi les 2/3 des scientifiques qui iront sur place sont des entomologistes, des spécialistes des insectes.
 
Carte de la Guyane
Carte de la Guyane ©Sémhur /Wikimedia commons


Un camp pour scientifiques

Une équipe de 75 personnes dont une cinquantaine de scientifiques va se rendre sur le terrain du 23 février au 27 mars. D’après Olivier Pascal, "les premiers résultats seront livrés au mois d’août". Le massif du Mitakara n’est accessible que par hélicoptère et se trouve à plus de 120 km d’une habitation. "C’est un lieu vierge de garimpeiros (chercheurs d’or), affirme Olivier Pascal, il n’y a pas de passage dans ce secteur"

Massif du Mitakara
Massif du Mitakara ©MNHN


Collecte d'insectes

Des militaires du 9e RIMA (Régiment d’infanterie de marine) sont déjà sur place pour déblayer le terrain afin de pouvoir installer un camp pour les scientifiques. "Il va falloir transporter 5 à 6 tonnes de matériel. L’opération n’est pas simple, on devra faire escale à Maripasoula ​(voir encadré rouge sur la carte ci-dessus)", précise le responsable de l’expédition. Une fois installés, les scientifiques se consacreront à la collecte d'insectes avec toutes sortes de pièges. La mission se penchera aussi sur d'autres espèces, comme les champignons, les vers de terre, les amphibiens, les serpents ou les poissons d'eau douce.
 
Piège d'interception
Piège d'interception d'insectes ©Julien Touroult/ SEAG / MNHN / PNI
Piège lumineux
Piège lumineux ©Julien Touroult/ SEAG / MNHN / PNI

 

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