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L'Australie craint un épisode El Nino important dans le Pacifique

agissons pour notre climat
Océan pacifique - illustration
©MIKE NELSON / AFP
Les services météorologiques d'Australie ont averti mardi que le phénomène El Nino, qui peut engendrer d'importantes perturbations du climat, avait fait son apparition dans le Pacifique tropical et pourrait être fortement ressenti cette année, contredisant des experts américains.
El Nino est associé à des conditions de sécheresse en Australie et se produit lorsque les alizés qui circulent sur les eaux du Pacifique tropical commencent à faiblir et que les températures de surface de la mer augmentent. "C'est un vrai effet El Nino, il n'est pas faible", a déclaré à la presse David Jones, directeur de la surveillance du climat et des prévisions au Bureau de la météorologie.
 

Un épisode "assez significatif"

"Vous savez, il y a toujours un peu de doute sur les prévisions d'intensité, mais selon nos différents modèles, nous pensons que ce sera un épisode El Nino assez significatif". Les prévisions annonçaient une apparition d'El Nino plus tôt en 2014. Les seuils viennent désormais d'être franchis dans le Pacifique tropical pour la première fois depuis mars 2010.
 
 

Moins de pluies, températures en hausse

En Australie, le phénomène se traduit généralement par une pluviométrie inférieure à la moyenne, des températures plus chaudes dans la plupart du pays et un risque plus élevé de feux de brousse. Des conditions plus sèches sont également attendues en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Indonésie et ailleurs en Asie du Sud-Est. En revanche, l'est du Pacifique et des pays d'Amérique du Sud devraient pâtir de précipitations plus intenses que la normale, avec le risque de provoquer inondations et glissements de terrains.
 
 

Les Américains moins alarmistes

Moins alarmiste, l'Agence américaine océanique et atmosphérique (Noaa) avait de son côté estimé en mars que "compte tenu de sa faiblesse, El Nino ne devrait pas engendrer cette année dans le monde d'impact climatique significatif". Dans un rapport actualisé publié en avril, la NOAA insistait toutefois sur la "considérable incertitude" entourant toute prédiction sur la virulence du phénomène.