outre-mer
territoire

Thomas Devedjian, un expert de la finance pour Eramet et le nickel calédonien

nickel
mineurs calédoniens
Mineurs calédoniens sur un massif minier. ©Alain Jeannin
Eramet confirme l'arrivée de Thomas Devedjian, à compter du 16 septembre 2015, comme directeur délégué, membre du Comex du groupe métallurgique et minier français. 
Après une période d'intégration, Thomas Devedjian a vocation à devenir directeur général adjoint en charge des finances d'Eramet à partir du 1er janvier 2016. Il succédera ainsi à Jean-Didier Dujardin, directeur financier du groupe de métaux depuis 2003, qui fera valoir ses droits à la retraite.
 

Dans les hautes sphères de la finance

Thomas Devedjian était depuis février 2014 directeur des investissements de YAM Invest et directeur général de Time for Growth. Yam Invest est une entreprise d'investissement européenne indépendante et originale, créée par des entrepreneurs, dont Carlo Acutis, fondateur et actionnaire de contrôle du groupe d'assurances italien Vittoria Assicurazioni. La proximité, notamment géographique, de l'assureur italien avec la Holding Carlo Tessara, actionnaire minoritaire d'Eramet, pourrait favoriser une normalisation des relations avec la direction du groupe à Paris.
 

Sauver un fleuron de l'industrie française et calédonienne

Après avoir été directeur adjoint des investissements au sein d'Eurazeo, Thomas Devedjian a rejoint en 2009 le Fonds Stratégique d'Investissement (FSI), ultérieurement intégré dans Bpifrance, comme directeur et membre du comité exécutif. Durant cette période il a été administrateur d'Eramet. Par sa connaissance de l'important dossier du nickel calédonien et pour avoir orchestré l’entrée réussie au capital d'Eramet du fonds souverain français, Thomas Devedjian apparaît comme l'homme de la situation. "Surtout s'il dispose du soutien du gouvernement et c'est sans doute le cas, car la survie d'Eramet et de la SLN sont en jeu" précise un ancien responsable du groupe sous couvert d'anonymat.
 
Comme ses concurrents anglo-américain, russe et brésilien, le fleuron minier et métallurgique français traverse la crise qui frappe les cours du nickel et du manganèse. Le titre Eramet a subi une violente correction après le dernier avis négatif de Bank of America Merrill Lynch. Eramet produit notamment des alliages de très haute qualité pour l'industrie aéronautique. Il a notamment pour client Airbus et Boeing. Mardi soir à Paris l'hémorragie boursière qui a frappé lundi le groupe français semblait maîtrisée.
Publicité