Grand Raid J-1 : les diagonales d'un pompier parisien, fou de trail

sport
Michel Huet
L'histoire d'amour entre Michel, pompier de Paris, et le Grand Raid débute en 2002 lorsque ses collègues lui offre un dossard pour "la diagonale des fous." C'est le point de départ d'une grande aventure, toujours en solitaire, qui lui permettra de franchir à 8 reprises la lignes d'arrivée.
10 médailles avant de raccrocher
Il suffit d'évoquer, au détour d'une conversation, l'île de La Réunion pour voir son regard briller comme un enfant à qui on offrirait du chocolat. Michel Huet, 57 ans, est un homme passionné à qui il semble impossible de faire quelque chose à moitié. Quand il prend pour la première fois le départ du Grand Raid en 2002, il n'a qu'une obsession, franchir la ligne d'arrivée, et jure ensuite, que jamais plus on ne l'y reprendrait.

13 ans plus tard, après avoir franchi à 8 reprises la ligne d'arrivée, il affirme à présent n'avoir qu'un seul rêve avant de raccrocher ses baskets de trailer et de ranger définitivement sa tenue de pompier au vestiaire. Ce qui l'obsède désormais, c'est en quelque sorte de bien refermer la boucle du Grand Raid.

Cette année, son objectif est donc  de finir une nouvelle fois l'épreuve et de se présenter l'année prochaine à l'arrivée en tenue de pompier avec son casque et ses 9 médailles autour du coup. Ainsi, 10 médailles viendront ponctuer ce périple de plus de 2500 km cumulés en 16 participations au Grand Raid. Un rêve qu'il partagera à coup sur avec son épouse qu'il a rencontré devinez où ? A La Réunion.
Michel Huet
Les anecdotes qui jalonnent son parcours
Michel est intarissable quand il parle de "son" Grand Raid et au fil des épreuves les anecdotes s'accumulent: "une année, alors que je partais la veille du Grand Raid, on m'a volé mon passeport à l'aéroport à Paris. Impossible de monter à bord. Finalement, je parviens à prendre un avion le lendemain et un ami me dépose au km 50. Je fais ma course et à l'arrivée, les organisateurs, informés de mes malheurs, valident ma course". Une autre fois, c'est la fatigue qui a eu raison de sa motivation: "juste avant de franchir le Taïbit, je décide de me reposer un peu. Il est 21H30. A 6H15, le chef de poste me réveille et me demande si je continue la course car ils démontent. A l'arrivée, je m'aperçois que tous mes amis m'avaient pris en photo en train de dormir."

Bonus: "Grand Raid - l'entraînement des parisiens" reportage de Pierre Lacombe et Philippe Hernando 



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