Mayotte : levée de la grève pour le week-end, menace de reprise lundi

Manifestants dans les rues à Mayotte, le 12 novembre 2015.
L'intersyndicale CGT-CFDT-FO-FSU-Solidaires-FAEN a levé la grève générale à Mayotte vendredi à la mi-journée et déposé un projet de protocole d'accord à la préfecture, tout en menaçant d'une reprise du mouvement lundi en cas d'échec des négociations. 
La journée a débuté par un rassemblement de manifestants sur la place de la République à Mamoudzou, chef-lieu de ce jeune département de l'océan Indien (depuis 2011). Les vives tensions sociales de la semaine s'articulent autour de revendications pour obtenir immédiatement un alignement (prestations sociales, code du travail, salaires) avec les autres territoires de la France.
                                             
Les manifestants ont effectué le tour des administrations pour vérifier que les consignes de grève étaient respectées, allant du conseil général à la mairie de Mamoudzou, en passant par le vice-rectorat, la direction du Centre hospitalier de Mayotte et la direction de l'agriculture. A la mi-journée, l'intersyndicale a envoyé au préfet Seymour Morsy la proposition d'un projet de protocole d'accord de fin de conflit et de reprise de travail que celui-ci leur avait demandé lors d'une rencontre la veille.
                                             

"Ultime proposition"

"Nous avons convenu avec les grévistes que si dimanche il n'y a aucune évolution vers un dénouement de ce conflit social, nous organiserons lundi le blocage total de tous les accès de Mamoudzou : le débarcadère de la barge, l'axe sud à Tsararano, celui du centre à Combani et Longoni au Nord", a listé Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire départemental du SNUipp-FSU Mayotte.
                                             
"C'est vraiment une ultime proposition avant les blocages", a insisté M. Rakotondravelo. Jeudi, les syndicats et leurs opérations escargot avaient été débordés par des jeunes, qui avaient érigé des barrages sauvages, caillassé des voitures et des journalistes et brûlé des véhicules.