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Nouvelle-Calédonie/Nickel: plan d'économies drastique pour la SLN

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Mine de nickel
©Nicolas-Alain Petit / Biosphoto
La Société Le Nickel (SLN), filiale du groupe français Eramet en Nouvelle-Calédonie, a annoncé mardi un plan permettant d'économiser entre 58 et 83 millions d'euros en 2016 pour faire face à la forte baisse des cours de ce métal.
"Nous traversons une crise extrêmement grave et nous n'attendons pas de rebond des prix avant fin 2017", a déclaré à la presse Jérôme Fabre, directeur général de la SLN, premier employeur privé de la collectivité d'outremer avec 2.164 salariés.

Les cours du nickel ont reculé de 43% cette année

L'entreprise subit de plein fouet l'effondrement des cours du nickel (-43% depuis le début de l'année), lié au ralentissement de l'économie chinoise et au volume important des stocks. Et pour la quatrième année consécutive, la SLN va enregistrer en 2015 un résultat déficitaire, avec des pertes de l'ordre de 250 millions d'euros. Le 12 décembre, le responsable de la branche nickel d'Eramet, Philippe Vecten, avait indiqué que l'objectif pour la SLN c'était "d'économiser en 2016 dix milliards de francs Pacifique" (environ 84 millions d'euros)". Jérôme Fabre a ainsi confirmé mardi l'arrêt d'ici septembre 2016 de la production de mattes, un concentré issu de la première fusion du minerai, qui alimente l'usine Eramet de Sandouville (Seine-Maritime). Désormais, la SLN ne produira plus que des ferronickels (alliage de fer et de nickel, ndlf) à hauteur de 55.000 tonnes annuelles.

Il n'y aura pas de licenciements secs

Les économies se traduiront notamment par la baisse des investissements, le développement des exportations de minerai et la réorganisation de la maintenance. "Il n'y aura pas de licenciements secs", a affirmé Jérôme Fabre, sans exclure le recours "au cas par cas" à des contractions d'effectifs. A la mi-octobre, la SLN avait annoncé la suspension de son projet de construction d'une centrale thermique au charbon, destinée à remplacer son unité au fuel, vieillissante et coûteuse. Jérôme Fabre a en outre exhorté les élus calédoniens à se doter "d'une stratégie industrielle à l'échelle du pays, apportant aux investisseurs une visibilité à long terme".
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