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Matières premières : la dépression du nickel s’accentue

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Nickel Le Havre Eramet
Métal de nickel calédonien produit par Eramet dans son usine du Havre ©A. Jeannin
L’industrie minière calédonienne se trouve confrontée aux nouveaux vertiges boursiers du nickel. En ce début de semaine, la baisse des cours mondiaux du métal est alimentée par les incertitudes chinoises, mais aussi par les perspectives décevantes des économies canadiennes et brésiliennes. 

Le nickel repart en baisse

À la City de Londres ce lundi 11 janvier 2016, le prix de la tonne de métal au LME affiche 8 300 dollars en baisse de 2,35 %. Directement impacté par l’effondrement des cours du nickel, mais aussi du manganèse, Eramet se débat dans la tourmente des matières premières. La capitalisation boursière du seul groupe minier et métallurgique français a perdu près de 15 % en une semaine. -4,60 % à l’issue de la seule séance de lundi. La contraction de l’économie brésilienne, le ralentissement au Canada et les mauvais indices manufacturiers chinois sont autant d’indicateurs négatifs qui pèsent sur la demande et la production industrielle d'acier inoxydable au nickel. De même, la lente diminution des stocks mondiaux qui sont repassés sous la barre des 400 000 tonnes ne suffit pas à rassurer le marché mondial des métaux.

Seuil critique

L’État, présent dans Eramet à travers notamment les participations minoritaires de Bpifrance et du BRGM, suivrait désormais l’affaire de près. Bercy pourrait intervenir dans les prochains mois selon le quotidien économique Les Échos. « Car il en va aussi du devenir de la SLN » confirme un proche du dossier. La filiale calédonienne d’Eramet est le numéro 1 mondial de la production d’alliage de nickel pour l’industrie de l’inox. 

Elle subit de plein fouet l’effondrement des prix du métal côté à la Bourse des métaux de Londres (LME).
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