Aide à la Guyane : "Pas une question de chiffres mais de priorités" (Taubira)

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Christiane Taubira
©CITIZENSIDE / Yann KORBI / Citizenside
En déplacement près de Toulouse pour un meeting du candidat socialiste Benoît Hamon, l'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, a estimé lundi que l'aide à apporter à la Guyane n'était pas "une question de chiffres mais de priorités". 
L'ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, a estimé, lundi 3 avril, près de Toulouse que l'aide à apporter à la Guyane n'était pas "une question de chiffres mais de priorités". L'ancienne députée de Guyane était interrogée sur le refus du gouvernement d'accéder à la demande du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" regroupant les mouvements protestataires, qui exige 2,5 milliards d'euros pour le développement du territoire.
 
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a appelé lundi à "poursuivre le dialogue" en Guyane, actuellement interrompu avec les meneurs du mouvement social, tout en refusant de "promettre des aides financières (...) irréalistes". "Je ne commenterai pas les propos du Premier ministre", a déclaré Christiane Taubira lors d'un point-presse à Colomiers, près de Toulouse, avant un meeting de soutien au candidat socialiste Benoît Hamon.
 

Les problèmes de la Guyane

Interrogée sur les 2,5 milliards réclamés, l'ancienne ministre a répondu que "ce n'est pas juste une question de somme mais de priorités et d'appréciation de ce que coûtent ces priorités". Elle a listé les nombreux problèmes dont souffre la Guyane actuellement, notamment que "plus de la moitié de la population n'a pas 25 ans". "Il faut apporter des réponses à la jeunesse", a-t-elle insisté. "La responsabilité de l'État est de s'assurer que, sur les territoires de la République, l'égalité et la citoyenneté soient réelles".
 
"Il est évident que ce n'est pas le cas dans l'ensemble des territoires. Il y a un problème de santé: nous n'avons que deux hôpitaux. Et il y a de gros problèmes de formation, d'intégration des jeunes", selon elle. Elle a aussi évoqué "l'insuffisance du service public à suivre le rythme de la croissance démographique. Ce n'est pas un reproche par rapport à l'institution mais c'est une nécessité", a-t-elle poursuivi.