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L'ancien otage d'Arlit, Thierry Dol, écrit une nouvelle fois à François Hollande

"Sidéré" par les révélations d'Envoyé Spécial, l'ancien otage d'Arlit, Thierry Dol, a une nouvelle fois écrit à François Hollande. Le Martiniquais était reçu, jeudi 2 février par un juge d'instruction à Paris.

Ex-otage d’Arlit, Thierry Dol et son avocat Mr Ursulet ont rencontré le Défenseur des droits, mercredi 6 juillet, à Paris. © LP
© LP Ex-otage d’Arlit, Thierry Dol et son avocat Mr Ursulet ont rencontré le Défenseur des droits, mercredi 6 juillet, à Paris.
  • Par Laura Philippon
  • Publié le
"Tandis que mes souvenirs de trois années de détention ne cessent de me torturer, les zones d'ombres qu'ouvrent ces révélations me plongent dans un abysse d'incompréhension". Ces mots sont ceux de Thierry Dol, ancien otage d'Arlit au Niger. Dans une lettre adressée à François Hollande au lendemain des révélations de l'émission d'Envoyé Spécial, jeudi 26 février, Thierry Dol se dit "sidéré" par ces nouveaux éléments et demande à ce que "la vérité soit dite".

Les révélations d'Envoyé Spécial

La semaine dernière, l'émission de France 2 est revenue sur la libération des otages en apportant un nouvel éclairage : les deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, auraient été enlevés et assassinés par Al-Qaïda, en représailles au versement incomplet de la rançon pour la libération des otages d’Arlit.

Une première lettre sans réponse

"Y-a-t-il vraiment un lien entre notre enlèvement et les négociations qui s'en sont suivies et la mort des deux journalistes de RFI?", interroge Thierry Dol dans son courrier à François Hollande. "Pourquoi y a t-il eu une libération avortée en avril 2012 ?" interroge également le Martiniquais libéré définitivement le 29 octobre 2013. "Ces questions restées sans réponse participent à l'entretien de mon trouble et ne me permettent pas d'accéder à la résilience à laquelle j'aspire pour reprendre une vie normale et ne plus me considérer comme un "ex otage", mais bien comme un homme debout", ajoute Thierry Dol.

Enlevés le 16 septembre 2010 sur le site minier d'Areva à Arlit au Niger, le Martiniquais a déjà sollicité le chef de l'Etat. Sa première lettre est restée sans réponse. "Je ne veux pas croire que vous renoncerez, à minima, à me répondre, ou mieux, à me recevoir… C'est seul avec votre conscience que vous en déciderez", écrit Thierry Dol. (Ci-dessous le reportage France Ô d'Henri Helie et Denis Rousseau Kaplan).
indemnisations
Thierry Dol

Différentes plaintes déposées

Jeudi 2 février, l'ancien otage d'Arlit a été reçu par un juge d'instruction, à Paris. "Thierry Dol est convoqué à la suite des différentes plaintes que nous avons déposées pour pouvoir engager la responsabilité pénale de l'employeur et de l'Etat sur la prise d'otage, les conditions de détention et la libération pour avoir des réponses aux questions que nous nous posons", explique Alex Ursulet, l'avocat de Thierry Dol. "Les investigations journalistiques sont très préoccupantes pour Thierry et nous posent beaucoup de questions". "Quand c'est flou c'est qu'il y a un loup et dans cette affaire, le loup, nous allons le débusquer", prévient Alex Ursulet qui demande également à ce que tous les documents relatifs à cette libération soient versés au dossier. 

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