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Antananarivo, enjeu majeur des municipales à Madagascar

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Le president Andry Rajoelina
Le president Andry Rajoelina ©RIJASOLO / AFP
Les électeurs malgaches votaient mercredi à des élections municipales dont l'enjeu principal sera de savoir si le camp du président Andry Rajoelina parviendra à prendre la capitale Antananarivo actuellement dirigée par la femme de son rival historique Marc Ravalomanana.
Dix millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour désigner leurs 1.695 maires, répartis dans les 119 districts du pays. Après avoir voté à Antananarivo, le président Rajoelina a estimé que cette élection était "très importante", car devant "désigner les personnes dignes de diriger chaque commune dans tout Madagascar". Il a appelé "chaque citoyen en âge de le faire " à voter "car cela va influencer l'avenir de nos villes dans les cinq prochaines années".

 

Victoire d'un camp 

Il s'est dit confiant dans la victoire de ses candidats, en voulant pour preuve la victoire de son camp aux législatives auxquelles, a-t-il rappelé, "on a déjà eu la majorité, avec 84 députés contre 16 pour l'opposition". La capitale Antananarivo est dirigée depuis plusieurs années par Lalao Ravalomanana, épouse de Marc Ravalomanana,son conseiller spécial et ancien président renversé par Andry Rajoelina en 2009 qu'il a ensuite battu à la dernière présidentielle de 2018.
 

Cinq candidats en lice

Andry Rajoelina était lui-même maire d'Anatananrivo depuis deux ans lorsqu'a éclaté la crise ayant abouti au renversement de Ravalomanana de 2009. Cinq candidats sont en lice dans la capitale, celui du camp présidentiel étant Nanina Andriatsitohaina, riche homme d'affaires et ancien ministre des Affaires étrangères proche du président.
 

Un candidat inconnu

Lalao Ravalmonana ne se représente pas, le camp de l'ex-président ayant choisi contre toute attente de présenter un candidat inconnu du grand public, Tahiry Ny Rina Randriamasinoro. Andry Rajoelina a vivement critiqué en début de semaine la gestion de la capitale par Lalao Ravalomanana, dénoncant notamment son "laxisme".
 
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