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Appel des députés ultramarins Nouvelle gauche pour "une présence forte des Outre-mer" à l'Assemblée

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L'Assemblée nationale ©BERTRAND GUAY / AFP
Les quatre députés ultramarins du groupe Nouvelle gauche, dont l'ex-ministre des Outre-mer et députée de la Réunion Ericka Bareigts, demandent dans un communiqué "une présence forte des Outre-mer" à l'Assemblée nationale. 
Ces députés (dont les députés de Martinique Serge Letchimy et Josette Manin, et la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe), insistent sur "le nécessaire renforcement des moyens de la Délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale qui devrait notamment compter, à leurs yeux, autant d'administrateurs dédiés qu'au sein de la Délégation aux Droits des femmes".
           
"Au-delà de leurs spécificités territoriales, institutionnelles et politiques, les représentants des Outre-mer ne peuvent ignorer leurs solidarités évidentes. Leur participation au débat démocratique de notre Assemblée doit donc être plus unie et plus efficace", insistent-ils.
           

Changements nécesaires

"Au premier abord, un groupe Outre-mer à l'Assemblée paraissait pouvoir porter cette ambition", reconnaissent les quatre députés, faisant référence à la volonté du député REM de Guadeloupe Olivier Serva de créer un tel groupe. Il n'a finalement pas obtenu le nombre d'élus suffisant.
           
"Mais la défense de nos territoires ne peut et ne doit pas se restreindre à la seule sauvegarde d'intérêts", ajoutent les quatre députés de la Nouvelle gauche, qui estiment que pour assurer "la plus grande lisibilité et la plus grande efficacité possible des politiques Outre-mer", des changements sont nécessaires.
           

"Muscler la délégation Outre-mer"

Ils demandent notamment "un renforcement des moyens de la Délégation aux Outre-mer pour en faire un véritable cercle de réflexion et d'analyse des politiques publiques déployées dans nos territoires" et "une représentation significative des Outre-mer au sein de la gouvernance de l'Assemblée nationale dans son ensemble".
           
Ils réclament également "une organisation interne au groupe qui assurera un suivi et une coordination effective des élus sur les questions Outre-mer pour l'ensemble des projets de loi", avec "l'attribution d'un conseiller législatif spécialement dédié", et "la garantie d'une juste représentativité dans l'expression et les prises de parole au sein du groupe et en son nom dans l'hémicycle". Mardi, actant l'échec du groupe ultramarin à l'Assemblée, Olivier Serva avait déjà indiqué son souhait de "muscler la délégation Outre-mer".
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