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Archives d'Outre-mer : en 1990, la rentrée scolaire comme une renaissance à Saint-Élie, en Guyane

Saint-Élie, commune de l'intérieur de la Guyane, a vu sa population fluctuer selon l'activité économique. Ses enfants sont souvent partis loin pour pouvoir étudier. Sur la volonté d'un maire, d'un recteur et d'une institutrice, l'ouverture d'une école en 1990 est vécue comme une renaissance. 

Arrivée de l'institutrice Monique Larrouny à Saint-Elie en 1990 © Guyane la 1ère
© Guyane la 1ère Arrivée de l'institutrice Monique Larrouny à Saint-Elie en 1990
  • Claudia Soto
  • Publié le
Saint-Elie, au centre-nord de la Guyane, est un des plus anciens villages du département. C'est une commune faiblement peuplée, difficile d'accès. Il vous faudra compter sur un trajet en 4x4, en pirogue, voire en hélicoptère pour vous y rendre. Son histoire est étroitement liée à l'exploitation minière aurifère légale, mais aussi à l'orpaillage clandestin. 
 

Une commune à démographie variable

Dans les années 90, suite à des fermeture de mines, la commune se vide, les enfants sont contraints d'aller à Sinnamary ou encore plus loin afin de se scolariser. C'était sans compter sur la volonté du maire, qui soutenu par le Conseil Général et le Rectorat, réussit à faire financer un lieu polyvalent, pouvant accueillir les enfants de la commune. 

Regardez ce reportage de RFO Guyane, signé Victor Simal, le 10 septembre 1990 :
Une école pour Saint-Elie

Une arrivée saluée joyeusement par les enfants 

Mais, avoir un lieu de cours, ce n'est pas tout. Le recteur s'y était engagé et c'est en hélicoptère qu'arrivera Monique Larrouny, la nouvelle institutrice lors de la rentrée de septembre 1990. Une arrivée notable, fêtée par les enfants venus accueillir leur nouvelle maîtresse. 

Voyez le reportage de D. Campana, réalisé par RFO Guyane, et diffusé dans le magazine "Mascarines", le 16 septembre 1990 :

Rentrée des classes à Saint-Elie, une arrivée en hélicoptère
Arrivée de l'institutrice Monique Larrouny  -  la1ere
Saint-Elie vivra plusieurs vagues de poussée démographique, liées à l'activité minière, moteur économique de la commune. Lors de l'opération "Harpie", contre l'orpaillage clandestin en 2008, son déclin s'amorce, sa population s'amenuise aussi. L'école et le dispensaire seront longtemps fermés. 

Cette année, une classe unique accueillera de nouveau les enfants du village, une autre renaissance peut-être ?

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