outre-mer
territoire

Archives d'Outre-mer - 2002 : transfert des cendres d'Alexandre Dumas au Panthéon

livres
Dumas Panthéon
une cavalière habillée en Marianne, des cavaliers habillés en mousquetaires et des figurants participent, le 30 novembre 2002 sur le parvis du Panthéon à Paris, à la cérémonie organisée à l'occasion du transfert des cendres de l'écrivain Alexandre Dumas. ©PATRICK KOVARIK / AFP POOL / AFP
Le 30 novembre 2002, les cendres de l'écrivain Alexandre Dumas sont transférées au Panthéon pour rejoindre le sanctuaire des grands hommes qui ont marqué la France. Les archives d'Outre-mer vous font revivre cette cérémonie grandiose et inventive.

Alexandre Dumas, fils d'un ancien esclave de Saint-Domingue devenu général d'Empire est l'un des hommes qui a le plus marqué son époque. Né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts, sa vie est digne du plus épique de ses romans : romancier aux 1200 volumes dont la Reine Margot, Le comte de Monte Cristo, ou Les Trois Mousquetaires, il fut aussi très impliqué dans la vie politique de son époque, passionné de cuisine et de chasse, amoureux de la vie et des femmes.

C'est à l'approche de l'anniversaire du bicentenaire de sa mort (le 5 décembre 1870) que des démarches sont entreprises pour sa panthéonisation. En signant le décret du transfert des cendres d'Alexandre Dumas, Jacques Chirac dira :

Par ce geste, la République donnera toute sa place à l'un de ses enfants les plus turbulents et les plus talentueux, à l'un de ses génies les plus féconds dont toute la vie fut au service de notre idéal républicain.


Une entrée au Panthéon non polémique

C'est la Société des amis d'Alexandre Dumas qui soumet à L'Elysée la proposition de faire entrer au Panthéon le célèbre auteur dans le cadre du bicentenaire de sa naissance. Contrairement à d'autres "grands hommes" défunts, personne ne s'est élevé contre la sacralisation du prolifique auteur.

Un adieu à sa ville natale de Villers-Cotterêts

Le 26 novembre 2002, le corps d'Alexandre Dumas est exhumé du cimetière cotterézien. Il est ensuite exposé à la mairie de Villers-Cotterêts puis au château de Monte-Cristo à Port-Marly (Yvelines) .
 
Tombe Villers-Cotterêt
les habitants de Villers-Cotterêt rendent hommage à l'auteur des "Trois mousquetaires", Alexandre Dumas, le 28 novembre 2002 au cimetière de la ville où il est enterré depuis le 16 avril 1872. Il sera inhumé le 30 novembre 2002 au Panthéon à Paris pour le bicentenaire de sa naissance. ©AFP PHOTO / ALAIN JULIEN

Hommage au Sénat

Le Sénat a voulu rendre hommage à Alexandre Dumas : sa dépouille a été accueillie en grande pompe dans la cour d'honneur du palais du Luxembourg par le ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, le président du Sénat et les élus des communes où vécut l'écrivain. Deux discours sont prononcés : l'un par le Président du Sénat Christian Poncelet, l'autre par l'écrivain Claude Ribbe. 


Du Luxembourg au Panthéon

Ce samedi 30 novembre 2002, des milliers de Parisiens sont venus accompagner le dernier voyage du cercueil de l'écrivain. Vers 18 h 30, le cercueil d'Alexandre Dumas quitte le jardin du Luxembourg escorté par des mousquetaires à cheval. A sa suite, un théâtre ambulant ressuscite des pièces qui ne sont plus jouées depuis un siècle. Arrivée place des Grands-Hommes, une Marianne métisse en cape blanche fait son apparition sur un cheval blanc et lui fait faire une révérence devant le cercueil.

Puis vient le discours d'Alain Decaux, fondateur de la Société des amis d'Alexandre Dumas et membre de l'Académie française et ensuite celui du président de la République : 
 

Alexandre Dumas ! Avec vous, c'est l'enfance, ses heures de lecture savourées en secret, l'émotion, la passion, l'aventure, le panache qui entrent au Panthéon (...). La République, aujourd'hui, ne se contente pas de rendre les honneurs au génie d'Alexandre Dumas. Elle répare une injustice. Cette injustice qui a marqué Dumas dès l'enfance, comme elle marquait déjà au fer la peau de ses ancêtres esclaves.
Jacques Chirac, président de la République.


Revivez cette cérémonie empreinte d'émotion et de panache avec ce reportage RFO/AITV de Jean-Luc Eyguesier diffusé le 01/12/2002 :
©la1ere

Publicité