C'est ce mardi que le Conseil de l'Agence spatiale européenne (ESA) doit examiner le programme Ariane 6, et donner le feu vert à la commercialisation du nouveau lanceur européen.
L'Agence spatiale européenne devrait enfin donner le top départ à la fabrication d'Ariane 6, le dernier bébé d'Arianespace. Un nouveau lanceur, plus léger que qu'Ariane 5, qui, s'il respecte ses promesses, permettra de réduire les coûts de 40% à 50%
Pour être concurrentielle, Ariane 5 doit emporter avec elle deux satellites. Un lancement ne peut donc se faire qu'avec deux clients, aux commandes compatibles, ce qui peut parfois impliquer de longs délais d'attente pour ces derniers.
Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Japon… nombreux sont les pays à avoir mis au point leurs propres lanceurs, plus légers, avec plus ou moins de succès, dans l'objectif de concurrencer les Européens.
Heureuse coïncidence
L'annonce doit se faire dans le cadre de la World Satellite Business Week, qui se tient en ce moment à Paris et rassemble les acteurs du marché du satellite. Une heureuse coïncidence, selon Stéphane Israël. Le président d'Arianespace a écrit dans la revue Air et Cosmos qu'il "ne pouvait espérer un meilleur moment pour une telle annonce".Pallier aux faiblesses d'Ariane 5
La décision de fabriquer un nouveau lanceur européen a été officiellement prise en décembre 2014. Cependant, dès 2009, un rapport du CNES, le Centre national d'études spatiales, préconisait le développement d'un nouveau lanceur, afin de pallier aux faiblesses d'Ariane 5, conçue dans les années 1990.Pour être concurrentielle, Ariane 5 doit emporter avec elle deux satellites. Un lancement ne peut donc se faire qu'avec deux clients, aux commandes compatibles, ce qui peut parfois impliquer de longs délais d'attente pour ces derniers.
Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Japon… nombreux sont les pays à avoir mis au point leurs propres lanceurs, plus légers, avec plus ou moins de succès, dans l'objectif de concurrencer les Européens.