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Avant la visite de Bernard Cazeneuve, des associations dénoncent une "violation manifeste du droit d'asile" en Guyane

Dans un communiqué adressé au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, des associations (Amnesty International France, Gisti, Cimade, LDH, Médecins du Monde...) dénoncent une "violation manifeste du droit d'asile" en Guyane. Plusieurs structures dédiées auraient été fermées.

Demandeurs d'asile syriens © guyane 1ère
© guyane 1ère Demandeurs d'asile syriens
  • La1ère.fr (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
Plusieurs associations d'aide aux personnes migrantes ont dénoncé, mardi 27 septembre, une "violation manifeste du droit d'asile" en Guyane suite à la fermeture des structures dédiées. Les associations se sont exprimées dans un communiqué publié peu avant un déplacement de Bernard Cazeneuve Outre-mer.
 
"Depuis le 22 août 2016, la Préfecture de Guyane n'enregistre plus les demandes d'asile qui lui sont présentées", ce qui constitue "une violation manifeste de la Constitution", estiment les associations membres de la Coordination française pour le droit d'asile (CFDA) et du collectif Migrants Outre-mer (MOM).

 

Cazeneuve aux Antilles-Guyane

Le ministre de l'Intérieur doit se rendre en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane du 29 septembre au 5 octobre.
 
Même si la Guyane connaît "une hausse importante du nombre de demandeurs d'asile" avec 3.900 demandes depuis le début 2016 - contre 2.700 en 2015 qui représentaient déjà "159% de plus qu'en 2014"- la réponse des autorités "ne doit pas être celle de l'illégalité", estiment ces associations (Amnesty International France, Gisti, Cimade, LDH, Médecins du Monde...).
 

Réouverture des structures demandée

Elles demandent donc à l'Etat "la réouverture immédiate des structures d'accès à la procédure de demande d'asile" ainsi que "l'arrêt des expulsions de personnes privées de la possibilité de solliciter l'asile" et "le renforcement des structures existantes pour permettre un accueil digne".
 
"Des centaines de personnes"
se retrouvent "sans autorisation de séjour" et "peuvent être renvoyées du territoire français en dépit de leur intention de demander l'asile", soulignent les signataires, pour qui les ressortissants haïtiens "sont les premières victimes de cette situation".
 
Estimant que, "plus globalement", c'est "tout le système d'accueil des demandes d'asile qui se dégrade en Guyane", ces associations appellent à "mettre un terme à cette politique qui prétend tarir la demande d'asile en privilégiant une approche sécuritaire, accentuant la précarité des exilés".
 
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