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Brésil : aucune trace de violences sur le corps du chef Emyra Waiapi

Le chef indigène Emyra Waiapi, retrouvé mort fin juillet en Amazonie brésilienne, est probablement mort par noyade, son corps ne portant aucune trace de violences, a annoncé vendredi la police fédérale citant les résultats préliminaires de son autopsie.

Le cacique waiãpi, Emyra, décédé le 23 juillet dernier © DR
© DR Le cacique waiãpi, Emyra, décédé le 23 juillet dernier
  • La 1ère (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
Selon les indigènes, le chef avait été tué au cours de l'intrusion violente d'une cinquantaine de mineurs, des "garimpeiros", dans leur village de Mariry, dans l'Etat d'Amapa dans le nord du Brésil, situé à 200 kilomètres de la frontière avec la Guyane française.
 

Noyade    

Une trentaine de policiers et médecins légistes ont été mobilisés pour clarifier les circonstances de cette mort, qui a eu un écho international. "Aucune lésion traumatique qui aurait pu entraîner la mort n'a été trouvée", a déclaré la police, qui attend les résultats des examens toxicologiques dans les 30 jours. L'autopsie "laisse fortement penser que la noyade est la cause de la mort d'Emyra Waiapi"
    
Le président Jair Bolsonaro avait assuré qu'il n'y avait "aucun indice fort" d'homicide du chef indigène, tandis que la Haut-Commissaire des droits de l'Homme de l'ONU, Michelle Bachelet, avait lié la mort du cacique aux politiques favorables à l'extraction minière du chef de l'Etat brésilien en Amazonie. 

Une terre convoitée

Le chef waiapi avait été retrouvé mort le 23 juillet dans une rivière et les membres de sa tribu avaient autorisé son exhumation et autopsie. Les Waiapi vivent dans une zone reculée de l'Amazonie riche en or, manganèse, fer et cuivre, qui fait l'objet de convoitises depuis des années.
    
Depuis les années 1980, un territoire à usage exclusif des indigènes a été délimité par les autorités. Mais depuis qu'il a pris ses fonctions en janvier, Jair Bolsonaro est accusé par les indigènes et de nombreuses ONG de sacrifier l'Amazonie aux intérêts des lobbies des industries minière, agroalimentaire et forestière qui l'ont soutenu durant sa campagne électorale.
 

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