Décision de justice attendue le 3 mars pour le journaliste mahorais Zaïdou Bamana, poursuivi pour injures publiques

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Zaïdou Bamana et son avocat, Me Asskani Moussa
Zaïdou Bamana et son avocat, Me Asskani Moussa au Tribunal Correctionnel de Paris ©Mourad Bouretima

Zaïdou Bamana comparaissait hier à Paris pour injures publiques à l’encontre de Camille Miansoni, ex-procureur de Mayotte. Le journaliste mahorais encourt jusqu'à quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. La partie civile réclame, quant à elle, un euro symbolique.

C'est devant la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans les affaires de presse, que comparaissait hier le journaliste mahorais indépendant Zaïdou Bamana pour injures publiques à l’encontre de Camille Miansoni, ex-procureur de Mayotte. Ce dernier était représenté par son avocat, Me Le Gunehec, à l'audience. Zaïdou Bamana encourt jusqu'à quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. La partie civile réclame, quant à elle, un euro symbolique.

Publication sur les réseaux sociaux

Ce qui a amené Zaïdou Bamana devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, c’est une plainte de Camille Mansioni, ex-procureur de Mayotte aujourd’hui en poste à Brest.

La plainte fait suite à la publication sur la page facebook du journaliste indépendant en mai 2020 d’un texte intitulé "La Loi du talion contre l’impunité des criminels : Quand la justice de la République devient criminogène". Dans cet article, il revenait sur une manifestation qui avait eu lieu à Labattoir contre la délinquance et l’insécurité au printemps de l'année dernière. Zaïdou Bamana comptait d'ailleurs mettre en avant dans sa défense le contexte inquiétant dans lequel il a été amené à rédiger l’article aujourd’hui incriminé.

Selon Zaïdou Bamana, le procureur faisait à Mayotte à l'époque "’l'objet de critiques ouvertes du fait de son comportement et de ses provocations à l’égard de la population mahoraise.”