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Edouard Philippe juge les emplois aidés souvent "onéreux" et "peu efficaces"

Alors que la baisse annoncée des contrats aidés perturbe déjà la rentrée scolaire à La Réunion, le Premier ministre a estimé ce vendredi 18 août que ces contrats sont souvent "onéreux" et "peu efficaces".

Le ministre de l'Education en visite à La Réunion. © Richard BOUHET / AFP
© Richard BOUHET / AFP Le ministre de l'Education en visite à La Réunion.
  • La1ère.fr (avec AFP)
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Edouard Philippe a estimé vendredi 18 août que les emplois aidés ont "longtemps été un instrument de gestion opportune et politique", jugeant cet outil "souvent" "onéreux" et "peu efficace" pour retrouver un emploi, lors d'un déplacement dans le Gers.
 
Interrogé sur les inquiétudes des élus face à la baisse des contrats aidés à venir, le Premier ministre a répondu : "On aura l'occasion d'avoir ce débat à l'occasion de la présentation du budget, je ne vais pas préempter les sujets qui relèvent du Parlement". "La seule chose que je peux indiquer, parce que cela a déjà été dit par le ministre du Travail (Muriel Pénicaud), c'est que si les emplois aidés avaient été un instrument efficace de lutte durable contre le chômage, ça se serait vu", a-t-il déclaré à l'occasion d'un déplacement dans le Gers sur le thème de l'agriculture.
 

Une politique de formation

"Cela a très longtemps été un instrument de gestion opportune et politique parce qu'on les développait curieusement à la veille d'élections présidentielles. C'est étonnant cette capacité qu'on a eue pendant longtemps", a-t-il ironisé. "La sortie vers un emploi stable et durable de ceux qui bénéficient de ces contrats n'a pas toujours été à la hauteur de ce qui était prétendu par les instigateurs ou par les utilisateurs de ces contrats. Et donc notre objectif, ce n'est pas de nous positionner pour ou contre ces contrats aidés, c'est d'avoir une politique de formation qui permettra au maximum de Français de retrouver un emploi", a-t-il poursuivi. "Je crois en la matière beaucoup plus à une formation individualisée, de qualité, qu'à un contrat aidé, qui est souvent une façon passagère, peu durable, onéreuse, peu efficace, de prétendre retrouver un emploi".
 

A La Réunion

La baisse des emplois aidés impacte en particulier les collectivités d'outre-mer, où, avec un taux de chômage des jeunes supérieur à celui de métropole, les contrats de ce type ont un rôle important d'amortisseur social. En visite à La Réunion, le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s'est entretenu jeudi avec une délégation de maires. "Nous avons parlé de maintenir ce que nous avions", a rapporté Stéphane Fouassin, président de l'association des maires de l'île, qui attend du ministre qu'il soit "un porte-parole des maires réunionnais". Ces derniers réclamaient 3.298 contrats aidés. La préfecture en a débloqué 2.800.
 
A La Réunion, la rentrée prévue ce vendredi 18 août a été décalée au 22 dans la plupart des communes faute de contrats aidés.

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