Emmanuel Macron veut "emmerder" les non-vaccinés : combien d'entre eux sont-ils concernés dans les Outre-mer ?

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Emmanuel Macron, en décembre 2021 à Paris ©Ludovic MARIN/POOL/AFP
Suite à la déclaration d’Emmanuel Macron, manifestant son "envie" "d’emmerder" les non-vaccinés, nous nous sommes penchés sur le nombre de ces personnes en Outre-mer. Et ça fait du monde.

D’abord, le verbatim : "Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie", a déclaré le président Emmanuel Macron dans un entretien au journal Le Parisien, le 4 janvier. Cette petite phrase a déclenché un véritable tollé politique et médiatique, alors que la France subit de plein fouet une cinquième vague épidémique de Covid-19, et que l'état d'urgence sanitaire vient d’être décrété ce mercredi en Guadeloupe, Guyane, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. (La Réunion et la Martinique ont été placées sous ce statut depuis le 27 décembre).


Les chiffres, ensuite. En France hexagonale, selon Santé Publique France, 89,8% des personnes de 12 ans et plus étaient complètement vaccinées au 3 janvier 2022, soit 51,8 millions de d’habitants sur environ 67 millions (et 53 millions avaient déjà reçu au moins une dose).

Qu’en est-il dans les départements, régions et territoires d’Outre-mer ?

Selon les dernières données du ministère des Outre-mer, les taux relatifs au schéma vaccinal des personnes ayant reçu une deuxième dose s’établissaient comme suit au 3 janvier 2022 :

35% en Guadeloupe
35% en Martinique
25% en Guyane


59% à La Réunion
44% à Mayotte

65% en Nouvelle-Calédonie
59% en Polynésie
52 % à Wallis et Futuna
80% à Saint-Pierre et Miquelon

A part ce dernier territoire, on est bien loin du schéma vaccinal complet de l’Hexagone, qui atteint presque les 90% (des 12 ans et plus). Par ailleurs plus de 50% des vaccinés ont reçu une troisième dose de vaccin en métropole, toujours selon Santé Publique France.

Au regard des chiffres de la vaccination en Outre-mer, surtout aux Antilles-Guyane où la résistance aux injections subsiste et ne semble pas faiblir, Emmanuel Macron aura donc fort à faire s’il veut maintenir sa "stratégie".  

Dès hier soir, l'ex-ministre de la Justice et possible candidate à la présidentielle Christiane Taubira réagissait aux propos d'Emmanuel Macron.