En 2020, le nombre d’infractions contre des personnes LGBT+ dans les Outre-mer a baissé selon le ministère de l'Intérieur

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Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur parus ce mercredi 12 mai, en 2020, le nombre de personnes LGBT+ déclarées victimes d’infractions résidant dans les Outre-mer est en baisse de 33% par rapport à l’année précédente.

L’année 2020 a été marquée par la pandémie mondiale de Covid-19 et les différentes périodes de confinement. Une année durant laquelle les services de police et de gendarmerie nationales de l’Hexagone ont enregistré 1 590 victimes de crimes ou délits anti-LGBT. Elles sont au nombre de 44 dans les départements d’Outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion et Mayotte), annonce le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué. Un chiffre en baisse de 33% par rapport à l'année précédente. 

 

Des menaces et des injures 

Selon la publication, environ 53% des crimes ou délits qui visent les personnes LGBT+ commis dans les Outre-mer pour la seule année 2020 l’ont été dans des lieux publics.

Et d'après les chiffres révélés par la Place Beauvau, “la majorité des crimes et délits correspondent à des menaces ou des injures”. Ces infractions correspondent à 41% des signalements pour l’année 2020. 

Les hommes et les moins de 35 ans plus visés

Toujours selon les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, “plus de deux victimes sur trois sont des hommes”. Un chiffre équivalent à celui de l’Hexagone, précise le ministère. 

Les victimes sont majoritairement des jeunes de moins de 35 ans”, indique-t-on à l’Intérieur, indiquant qu’elles représentent 84% des victimes signalées. 

Alors que les contraventions suite à des infractions qui visent des personnes en raison de l’orientation sexuelle ou supposée de la victime avaient connu une légère baisse entre 2018 et 2019, elles sont reparties à la hausse l’an passé. Selon le ministère, 28 contraventions de ce type ont été dressées pour la seule année 2020.