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Eramet émet des obligations pour se renforcer : un atout pour le groupe et ses filiales, dont la SLN calédonienne

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SLN 25 fer et nickel Eramet A. Jeannin
Alliage de ferronickel calédonien SLN25 [Eramet] pour l'acier inoxydable ©Alain Jeannin
Le groupe et ses filiales sont stratégiques pour la France. Eramet, ce sont les superalliages au nickel des avions Rafale et le ferronickel calédonien des coques en acier inoxydable des futurs grands sous-marins Shortfin Barracuda de DCNS pour l’Australie. 
Eramet a annoncé le lancement d'une émission d'obligations à durée indéterminée, d'un montant nominal d'environ 100 millions d'euros. Tous les actionnaires du groupe minier bénéficient jusqu’au 30 septembre, d'un délai de priorité de souscription. Cette émission d’obligations a pour finalité de faire rentrer de l’argent frais. Il s’agit de renforcer le bilan comptable du groupe industriel français par des obligations qui sont autant de capitaux supplémentaires. Une obligation est un contrat entre une entreprise et un prêteur.
 

Un pacte d'actionnaires solide

Les principaux actionnaires de la société, la famille Duval et l’État français (SORAME, CEIR et FSI-Equation) se sont engagés à souscrire, réaffirmant ainsi leur soutien déterminé au groupe minier et métallurgique français. La philosophie de l’opération procède de la volonté des principaux actionnaires, la famille Duval et l’État, d’apporter de l’argent frais, des fonds propres en cette période où les cours des métaux sont durablement sous pression. Sur ces 100 millions d’euros, la famille Duval apporte 37 millions, l’Agence des participations de l’État (APE) apporte 26 millions, à hauteur de leur quote-part respective dans Eramet.
 

La STCPI calédonienne, si elle le souhaite

Les 37 millions restant sont proposés, durant trois jours, à tous les autres actionnaires du groupe Eramet en priorité, dont la STCPI calédonienne. L’État s'est également engagé à souscrire à toutes les obligations qui ne seraient pas souscrites par d'autres actionnaires ou des investisseurs.
L’émission obligataire est réalisée dans les conditions des marchés financiers. Le prêteur sera rémunéré à un taux annuel de 4% pendant les six premières années et de 10% bonifié pour les années suivantes. La rémunération du risque est ainsi prise en compte puisqu’il s’agit d’un prêt à une entreprise du secteur privé. Le taux est donc largement supérieur au taux de référence d’un livret de caisse d’épargne.
 

Eramet dans un environnement très concurrentiel

Dans cette période tourmentée pour le cours des métaux industriels, le renforcement de la structure financière du groupe Eramet sera un atout pour ses filiales, dont la SLN calédonienne. Cette émission d’obligations à durée indéterminée permettra de réduire la dette du groupe de 100 millions d’euros et d’augmenter d’autant les fonds propres d’Eramet.
 
L’amélioration des fonds propres du groupe minier et métallurgique français offre des perspectives d’avenir renforcées pour ses 14.000 salariés. Eramet est présent sur cinq continents et dans 20 pays, à travers 57 sites industriels et miniers. De la Normandie à la Nouvelle-Calédonie et du Gabon à l’Auvergne.