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ERAMET : les négociations avec l’australien MDL sont-elles vraiment rompues ?

Selon Jean-François Lambert, consultant dans le domaine des matières premières et ancien banquier du financement du secteur pour HSBC, les annonces faites de part et d’autre ne veulent pas dire pour autant que les contacts sont rompus. 

Le site minier responsable de Grande Côte au Sénégal (Eramet-Mineral Deposits) © Eramet
© Eramet Le site minier responsable de Grande Côte au Sénégal (Eramet-Mineral Deposits)
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le
L'Offre public d’achat (OPA) permettrait au groupe français de récupérer la totalité de la société TiZir, présente dans le domaine des sables minéralisés (dioxyde de titane et zircon) au Sénégal et en Norvège, qu'il détient à parité avec MDL depuis sa création en 2011.

Le conseil d'administration du groupe australien Mineral Deposits Limited (MDL) a conseillé jeudi à ses actionnaires de rejeter la nouvelle offre d'achat de ses titres formulée par Eramet, estimant qu'elle sous-valorisait encore la société. Actuellement en déplacement aux Etats-Unis, la direction d’Eramet a indiqué à l’agence Reuters qu'elle ne la relèverait pas davantage. Une position qui n’est pas forcément définitive malgré les apparences estime Jean-François Lambert, consultant et ancien banquier spécialiste du financement des matières premières.

« Le zircon et le titane sont des produits stratégiques et la France en a besoin. Eramet est en bonne forme, le groupe est soutenu par un marché fondamentalement porteur, et il est important pour la France d’être présent, mais les Australiens le savent... La position d’Eramet est censée mais je doute que le groupe français et les actionnaires de Mineral Deposits ne se parlent plus ». Jean François Lambert


Le groupe minier et métallurgique français a annoncé mercredi qu'il proposait de racheter les titres de MDL qu'il ne détient pas encore au prix de 1,75 dollar australien par action, valorisant le groupe 344,7 millions de dollars australiens (222 millions d'euros). La nouvelle offre, d'un coût de 322 millions de dollars australiens intégralement en numéraire, représente une revalorisation de 19,9 % par rapport à la précédente (1,46 dollar par action).

En Nouvelle-Calédonie avec la SLN, le groupe métallurgique et minier français est le premier producteur mondial de ferronickel pour l’acier inoxydable. Une position qu’il occupe également dans le ferromanganèse au Gabon.

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